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C456

par admin

Ma petite Élina,

Le 05 Septembre 2006, tu naissais très en avance, renversant tout ce qu’on avait projeté  pour toi ton papa et moi.

Un retard de croissance extrêmement sévère te frappe. Il faut agir vite pour te sortir du cocon qui t’asphyxie et commence doucement à sceller les barreaux de ta vie. Tu es prise au piège, combattant un ennemi que ta propre mère a généré.

570 grammes, des poumons inachevés, et une épée de Damoclès sur la tête…

Des mots tels que « broncho-dysplasie », « maladies des membranes hyalines » sont apparus dans notre vie, sans que nous les comprenions mais laissant peser sur tes frêles épaules un avenir incertain.

Tes premières années s’écoulent, paisiblement. Tu ne sembles pas souffrir sur le plan respiratoire et ton père et moi relâchons tout doucement l’attention que nous te portions depuis ton arrivée en catastrophe ce 5 Septembre, alors que rien ne laissait présager que la grande prématurité allait venir s’immiscer dans notre vie.

Ton entrée en maternelle est l’élément déclencheur d’une cascade de maladies, et l’angoisse qui nous avait quittés revient, pas à pas, ternir les murs de notre vie familiale.
À la douceur de notre foyer, succède les cloisons austères de l’hôpital, celui qui t’a vu naître, t’a sauvé la vie, et tente de t’aider à reprendre pied face à tes petites bronches capricieuses.

Le mot « asthmatique » n’est pas encore prononcé. Il est là, tapi dans l’ombre. Nous le devinons à ta respiration parfois sifflante, à tes légers essoufflements, mais il n’est pas prouvé.

Tu continues ta vie de petite fille, tu respires la joie innocente de ton âge, ton enthousiasme fait plaisir à voir.

Tu dois fréquemment rencontrer ton pédiatre, le stéthoscope n’a plus de secret pour toi.

Petite fille courageuse, tu consoles avec tes mots d’enfant de cinq ans ton entourage, accablé par les infections que tu développes, nécessitant  la prise de médicament.
Pourtant, en dehors des épisodes pulmonaires infectieux, tu es en pleine forme.

Pour ton papa et moi, les séquelles de ton passé ne doivent pas interférer  avec ta vie, et  nous t’offrons activités et jeux énergiques. Ils coûtent du souffle, le tien, mais tu ne sembles pas gênée.

Et si tu n’avais pas d’asthme ? Ton papa est touché par cette maladie, elle l’importune par moment mais ne l’a jamais empêché d’avancer et de pratiquer plusieurs sports.
L’année 2009  fut rude : pneumopathie avec épisodes sifflants. Nous devinons la crise d’asthme générée par une infection sérieuse comme celle qui te frappe à ce moment-là. Mais encore une fois, avec un traitement de quelques jours,  tu retrouves les couleurs de ton souffle et nous contamine par ta force et ton caractère incroyable.

En 2010, c’est une bronchite asthmatiforme qui te touche. Mais l’épisode enrayé, tu reprends l’école, cours, sautes…

Nous te laissons t’amuser sans te restreindre. À ton âge, il est capital de jouir des plaisirs enfantins et d’enregistrer la bande-son de la bonne humeur pour  la rejouer encore et encore dans les moments les plus sinistres.

Ta dernière année de maternelle se déroule paisiblement. Tu commences à lire les mots simples, comptes bien, apprivoises le calcul et est demandeuse de tout ce qui pourrait enrichir ta culture.

Nous respirons. Et si ce n’était pas de l’asthme ?

Le 15 Mai 2012, la réalité nous rappelle à l’ordre. Une crise sévère d’asthme est diagnostiquée, tu restes hospitalisée pendant cinq jours pour t’aider à reprendre ton souffle. Ta saturation à 89% nous rappelle de biens mauvais souvenirs mais c’est surtout les lunettes à oxygène qui nous plongent dans la tristesse et l’incompréhension. Tu viens de régresser sous nos yeux, pendant quelques heures.

Les sirènes de ton passé viennent de retentir à l’instant, elles hurlent à la maladie, et ne se taisent que de longues heures plus tard, quand tu reprends en main tes bronches diminuées.

Le verdict est sans appel : crise d’asthme sévère.

Pourtant, avant que nous ne t’amenions à l’hôpital, tu ne nous semblais pas en souffrance respiratoire.

C’est moi, ta maman, qui sentant ton cœur et ta respiration s’accélérer, ai pris peur et ai décidé de consulter.
Mais, et si ce n’était pas de l’asthme ?

Cela y ressemble. Mais c’est différent. Tes analyses pulmonaires indiquent clairement une petite opacité sur ton poumon droit, certainement une séquelle laissée par ta broncho-dysplasie initiale.

Ton passe te rattrape ma chérie.

Mais tu avances courageusement comme tu l’as toujours fait, et tu donnes des leçons à tous ceux qui t’entourent.

Ma petite Élina, asthme ou pas, nous savons avec ton papa que tu continueras à profiter de chaque instant.

Tu as versé sur nos vies une médicalisation inattendue, mais tu l’acceptes courageusement.

Nous sommes fiers de toi, petite princesse du souffle…

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Concours 2012

par admin

Pour la 4ème année consécutive, l’Association Asthme & Allergies, avec le soutien de Novartis Pharma SAS, organise le concours de créations autour de l’asthme, « Asthme, Tram, Gram ». Le thème de cette nouvelle édition : « Et si je n’avais pas d’asthme ? ». L’occasion pour les personnes souffrant d’asthme et leurs proches d’imaginer ce que serait leur vie sans asthme en s’inspirant de situations du quotidien, d’anecdotes, d’événements heureux ou difficiles. L’occasion aussi pour la collectivité de mieux appréhender la vie et le ressenti des personnes souffrant d’une pathologie complexe qui touche plus de 4 millions de Français.
 

Toutes les formes d’expression sont les bienvenues : écriture, dessin, photographie, collage, bande dessinée…
 

Pour participer, inscrivez-vous et déposez votre création entre le 1er avril et le 30 septembre 2012 sur le site http://asthme-allergies.org ou envoyez-la par courrier. Pour tout savoir sur les modalités de participation et le règlement, rendez-vous sur l’onglet « Participation et règlement ».
 

Le concours récompensera 16 lauréats dans 4 catégories : « 6-12 ans », « 13-17 ans », « 18-21 ans » et « 22 ans et + ». Les lauréats seront désignés par un jury composé de membres de l’Association Asthme & Allergies et de personnalités d’horizons multiples : allergologue, journaliste, blogueur, gagnant des éditions précédentes…  Pour découvrir les membres du jury, consultez l’onglet « Le jury – Le sociologue ».
 

Nouveauté de l’édition 2012 : un lauréat sera récompensé par le « Prix des internautes » dans chaque catégorie. Vous pourrez voter en ligne pour votre création préférée dès le 1er octobre !
 

Les lots seront placés sous le signe du sport (vélo, paire de roller, kit camping…) et de la culture (abonnement à des magasines, carte Scènes et Sorties, carte de téléchargement de musique…). Pour connaître les lots, visitez l’onglet « Les lots ».
 

Les créations, offrant des points de vue nouveaux et originaux, feront l’objet d’une étude par un sociologue. Quel est le vécu de l’asthme ? L’asthmatique se sent-il à part dans la Société ? Quelles sont ses aspirations ?
 

Ce moment d’expression et de partage privilégié pour les personnes asthmatiques et leurs proches offrira un nouvel éclairage utile et riche pour tous.
 

L’Association Asthme & Allergies vous invite à faire preuve de créativité !

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Les lots

par admin

Catégorie 6/12 ans

  • 1er prix : Un vélo + un casque (lot d’une valeur de 150€ – frais de livraison inclus)
  • 2ème prix : Une trottinette + un casque +  un set de 3 protections (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)
  • 3ème prix : Un abonnement à l’école des loisirs (lot d’une valeur de 50€ – frais de livraison inclus)
  • Prix spécial des internautes : Une trottinette + un caque + un set de 3 protections (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)

Catégorie 13/17 ans

  • 1er prix : Une paire de rollers + un casque + un kit de 3 protections (lot d’une valeur de 150€ – frais de livraison inclus)
  • 2ème prix : Des chèques cadeau Kadéos (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)
  • 3ème prix : Une carte pour télécharger de la musique en ligne (lot d’une valeur de 50€ – frais de livraison inclus)
  • Prix spécial des internautes : Des chèques cadeau Kadéos (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)

Catégorie 18/21 ans

  • 1er prix : Un kit camping comprenant : une tente 4 personnes avec auvent + 1 popote alu pour 2 personnes (lot d’une valeur de 150€ – frais de livraison inclus)
  • 2ème prix : Des chèques cadeau Kadéos (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)
  • 3ème prix : Une carte pour télécharger de la musique en ligne (lot d’une valeur de 50€ – frais de livraison inclus)
  • Prix spécial des internautes : Une carte Scènes et Sorties (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)

Catégorie 22 ans et +

  • 1er prix : Un appareil photo numérique (lot d’une valeur de 150€ – frais de livraison inclus)
  • 2ème prix : Des chèques cadeau Kadéos (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)
  • 3ème prix : Une carte pour télécharger de la musique en ligne (lot d’une valeur de 50€ – frais de livraison inclus)
  • Prix spécial des internautes : Une carte Scènes et Sorties (lot d’une valeur de 100€ – frais de livraison inclus)
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Le jury – Le sociologue

par admin

Découvrez le jury

Isabelle Duvert – Blogueuse
Isabelle Duvert, blogueuse plus connue sous le nom d’E-zabel, a ouvert son blog il y a 4 ans avec pour principal objectif de déculpabiliser les jeunes mères. Elle y raconte depuis, tous les jours, ses aventures de working maman parisienne « imparfaite ». Son journal de bord qui aborde la maternité avec un angle décalé, volontairement humoristique et léger, apporte ainsi à ses lectrices bonnes idées, rires et réconforts. Car être maman, non, ce n’est pas QUE du bonheur !

E-zabel.fr a été remarquée et primée de nombreuses fois par la presse, notamment par le magazine Elle, en 2008.


Marc Gombeaud – Journaliste

Marc Gombeaud, directeur de la publication et rédacteur en chef de l’Agence de Presse Destination Santé, est journaliste médical depuis 1970. Au bureau régional de l’OMS pour l’Europe (1988-1992), il a participé étroitement à la mise en place des programmes d’éducation en santé. L’Agence de Presse Destination Santé dont il est co-fondateur, diffuse dans 70 pays en français, arabe et anglais. Ses informations sont reprises par plus de 200 titres écrits, un millier de radios et plus de 60 sites et portails internet. Président du Syndicat des Agences de Presse d’information générale (SAPIG), Marc Gombeaud est également vice-président de la Fédération française des Agences de Presse (FFAP).

Christine Rolland – Directrice de l’Association Asthme & Allergies
Christine Rolland est directrice de l’Association Asthme & Allergies et vice-présidente de l’EFA (European Federation of Allergie and Airways Diseases Patients’ Associations). Elle est membre du jury de ce concours depuis sa création. Elle attache une grande importance particulière à l’expression du vécu de l’asthme qui permet de sensibiliser l’entourage, mais aussi les soignants, à ce qu’implique véritablement de vivre avec une maladie chronique.

Luc Réfabert – Pneumo-pédiatre allergologue
Le Docteur Réfabert est pneumo-pédiatre allergologue, il est secrétaire général de l’Association Asthme & Allergies. Il est particulièrement impliqué dans l’éducation thérapeutique des enfants asthmatiques et allergiques, à ce titre, il est responsable de l’école de l’asthme de l’hôpital Necker Enfants Malades.

Edem Allalo – Gagnant du concours Asthme Tram Gram 2011
« En tant qu’artiste peintre et étudiant en 4ème année de médecine, je me suis naturellement tourné vers cette manifestation artistique donnant la possibilité à tout un chacun de s’exprimer sur sa vision d’une « vie sans asthme ». Ce concours en touchant à toutes formes d’art, se présente être une occasion unique de transcender cette pathologie.

 

En jonglant avec les lettres, les lignes et les couleurs, Asthme, Tram, Gram nous permet de trouver une nouvelle forme d’expression de ses symptômes, de son vécu et de sa personne. »

 

Découvrez le sociologue

Laurence Levasseur – Psycho-sociologue

Laurence Levasseur, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (1966 Lettres), après un parcours professionnel varié ponctué de nombreuses formations aux différentes techniques comportementales et cognitives, est actuellement « jardinière de projets » individuels ou collectifs au sein du cabinet LL qu’elle a créé en 1994. Depuis 1972, elle est également comédienne et metteur en scène de théâtre.

A partir du mois d’octobre : mise en ligne de l’étude réalisée par Mme Levasseur à partir des créations des participants. Quel est le vécu de l’asthme ? L’asthmatique se sent-il à part dans la Société ? Quelles sont ses aspirations ?

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La rhinite allergique

par admin

Quand faut-il penser à une rhinite allergique ?

Les signes habituels qui doivent faire penser à une rhinite allergique sont regroupés sous le sigle PAREO :

P comme Prurit, qui signifie que le nez démange,
A comme Anosmie, qui signifie que l’on perd l’odorat (plus rarement),
R comme Rhinorrhée, qui signifie que l’on a le nez qui coule,
E comme Eternuements,
O comme Obstruction, qui signifie que l’on a le nez bouché.

Il existe deux types de rhinites allergiques : les rhinites allergiques intermittentes (le plus souvent saisonnières, dues au rhume des foins) et les rhinites allergiques persistantes.

Il n’y a pas de saison pour la Rhinite Allergique !

L’idée qu’on se fait couramment à propos de la Rhinite Allergique, amène à considérer celle-ci uniquement à l’approche des beaux jours, lorsque le printemps revient.

Mais hélas, qui dit Rhinite Allergique, ne signifie pas seulement une gêne occasionnée par les pollens et les graminées. D’autres allergènes, nombreux et variés (acariens, moisissures, blattes, animaux…) en sont aussi à l’origine.

Pourquoi consulter votre médecin ?

Il a été démontré que les personnes souffrant de rhinite allergique persistante, avec le nez qui coule et qui est bouché, ont une qualité de vie qui peut être altérée. En effet, la rhinite allergique provoque des troubles du sommeil et une gêne durant les activités quotidiennes, tout ceci entraînant de la fatigue pouvant aller jusqu’à des arrêts de travail et des absences à l’école. Votre médecin, grâce à un interrogatoire précis et des tests divers, va pouvoir poser le diagnostic de rhinite allergique et vous proposer des solutions.

Quelles sont les causes possibles de rhinite allergique ?

La rhinite allergique est souvent causée par les pollens, surtout au printemps. Il existe 3 grandes familles végétales à pollens allergisants : les arbres, les graminées et les herbacées (herbes sauvages). Les types de pollens responsables de cette rhinite allergique, appelée aussi rhume des foins, peuvent varier selon les régions et les saisons. Le rhume des foins se manifeste par 3 signes presque toujours présents :

  • le nez qui coule comme une fontaine,
  • le nez bouché,
  • les éternuements fréquents.

D’autres manifestations peuvent être également très gênantes comme : des démangeaisons des yeux, du nez, de l’arrière gorge, une sensation de sable dans les yeux qui pleurent, un odorat diminué, de la toux sèche.

La rhinite allergique peut aussi être causée par d’autres types d’allergènes (acariens, moisissures, blattes, animaux…), responsables le plus souvent de rhinite persistante.

Pourquoi faut-il soigner votre rhinite allergique ?

La Rhinite Allergique semble tellement fréquente et concerner un si grand nombre de personnes, qu’elle est souvent banalisée et méprisée.  Goutte au nez, « Rhume de cerveau » comme disaient nos grand-mères, éternuements à répétition, qui font sourire ou agacent… tous ces signes doivent nous alerter lorsqu’ils perdurent. Or souvent, on n’y prête pas suffisamment attention, et le geste du mouchoir jetable, vite pris et aussi vite envoyé dans la corbeille est presque automatique. Mais également « symptomatique » !

Même si cela fait sourire, il faut s’en inquiéter. Car on sait désormais – les études l’ont montré – que plus de 20% des personnes souffrant de rhinite allergique ont également de l’asthme et que 80% des asthmatiques ont aussi une rhinite. RéférenceMullol J. et al. Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma Update (ARIA 2008) : the perspective from Spain. J Investig Allergol Clin Immunol 2008 ;18 :327-334

L’enjeu est donc important.

Quel est le traitement de la rhinite allergique ?

Le traitement de la rhinite allergique repose sur l’éviction des allergènes, les médicaments et l’immunothérapie spécifique (désensibilisation).

L’éviction
Quelques conseils de bon sens permettent de réduire les symptômes de la rhinite. Ils sont fonction des allergènes en cause. Il est difficile d’éviter les pollens à moins de changer de climat lors de la saison pollinique. Néanmoins, quelques précautions simples permettent de réduire les quantités de pollens inhalés :

  • Se renseigner sur les conditions météorologiques avant une promenade à la campagne : la quantité de pollens dans l’air augmente les jours de vent et en particulier avant les orages ;
  • Ne pas rouler en voiture décapotable lors des pics polliniques ;
  • Rincer les cheveux longs, le soir avant de se coucher, après une promenade ;
  • Éviter de dormir la fenêtre ouverte si le lit est près de la fenêtre ;
  • Fermer les fenêtres lorsque l’on tond le gazon.

Si vous êtes allergique aux acariens, une maîtrise globale de l’environnement peut vous être proposée, en particulier au niveau de la chambre : housse anti-acariens au niveau du matelas, des oreillers et de la couette, sommier à lattes avec des pieds d’une hauteur suffisante (le matelas ne doit pas être posé directement sur le sol), absence de tête de lit capitonnée, traitement régulier de la moquette par un acaricide.

Il faut également éviter les tissus muraux, les doubles rideaux, les descentes de lit en peau d’animal, et réduire dans une chambre d’enfant le nombre de peluches. Il faut préférer les bibliothèques fermées aux simples rayonnages où s’entassent des livres.

Si vous êtes allergique à un animal, s’en séparer reste la meilleure solution. Si cela n’est pas possible, il faut au minimum interdire l’accès de la chambre à l’animal, même si l’on est absent.

Les purificateurs d’air avec filtre HEPA (Haute Efficacité sur les Particules Aériennes) réduisent la densité des allergènes dans l’air.

Si vous êtes allergique aux moisissures, une aération régulière des pièces diminue leur développement. Des travaux de l’habitat sont parfois nécessaires en cas d’infiltrations d’eau ou de fuites. La présence d’un aquarium ou de bacs à réserve d’eau pour les plantes vertes favorise la prolifération des moisissures. Bien entendu, n’oubliez pas le polluant le plus nocif pour le nez : la fumée de tabac.

Les médicaments

Les médicaments utilisés pour traiter une rhinite allergique dépendent de la fréquence des symptômes et de leur intensité. Les médicaments les plus utilisés sont les antihistaminiques. Ils agissent rapidement sur l’écoulement nasal et sur les démangeaisons nasales, ainsi que sur les signes associés à la rhinite comme les symptômes oculaires souvent rencontrés dans les allergies aux pollens. Ils sont moins actifs sur l’obstruction nasale. Les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire. Sous forme de pulvérisations nasales, ils sont fréquemment prescrits en cas de rhinite allergique. Ils sont actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale. Les antileucotriènes peuvent être utilisés pour traiter les patients asthmatiques ayant une rhinite allergique associée. Les décongestionnants locaux, actifs uniquement sur l’obstruction nasale, ne doivent être utilisés qu’en cure courte (maximum 5 à 7 jours de suite).

La désensibilisation (ou immunothérapie spécifique) Il existe 2 types de désensibilisation:

  • La voie sous-cutanée : on injecte de façon régulière à la personne allergique une dose de l’extrait d’allergène auquel elle est allergique ;
  • La voie sublinguale : on dépose régulièrement sous la langue l’extrait de l’allergène.

Une désensibilisation efficace doit être prolongée au moins 3 ans.

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Allergies aux chats

par admin

Une équipe de Davos en Suisse rappelle dans le journal européen Allergy  ( novembre 2010 ) que les voyages aériens peuvent maintenir les passagers dans un air confiné pendant plusieurs heures  au contact des allergènes de chat. On connait la puissance allergénique du chat pour ceux  qui y sont allergiques. Les parents d’enfants allergiques au chat racontent bien souvent que leur enfant mis au contact d’un chat, commencera par avoir  des démangeaisons au niveau des yeux et du nez avec un écoulement. Les parents insistent sur le fait que si l’on n’éloigne pas  immédiatement du chat  cet enfant aura une crise d’asthme.
De nombreuses compagnies aériennes aussi bien américaines qu’européennes  autorisent le voyage de chats  en cabine.L’allergène du chat (Fel d1) peut se répandre dans la cabine. Il est non seulement issu du chat lui-même mais aussi, potentiellement , des habits de son propriétaire et même des sièges de l’avion qui ont été contaminés par les propriétaires de chats.

On se rappelle que les scandinaves avaient insisté sur le fait que l’allergène chat qui est un allergène perannuel, peut se trouver en concentrations suffisantes dans les salles de classe  , pour sensibiliser et faire réagir des enfants qui n’ont pas de chat à leur domicile. L’allergène chat a en effet pu être transporté dans les salles de classe par l’intermédiaire des habits des enfants ayant un chat à leur domicile.

Sur le plan pratique il fut donc rappeler aux allergiques et particulièrement aux asthmatiques allergiques au chat de bien prendre leurs médicaments de fond avant et pendant leurs voyages . Il est également impératif de conserver avec soi ses médicaments de secours  afin d’être prêt à traiter, dès les premiers symptômes, une réaction allergique.

Mohrenschlager. M et al

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Rhinite allergique

par admin

Une équipe allergologique britannique rappelle combien la rhinite allergique et en particulier la rhinite allergique saisonnière ( rhume des foins ) mérite d’être prise en considération.  Les auteurs montrent que les lycéens de 15 à 17 ans atteints de rhume des foins courent le risque que leurs performances intellectuelles et leurs résultats aux examens soient moins  bons au printemps ( période du rhume des foins ) qu’en hiver. Les moins bons résultats scolaires  observés au printemps et en été concernent les matières fondamentales  que sont les mathématiques, la langue (en l’occurrence l’Anglais ), et les sciences.
Une fois de plus, la rhinite mérite une attention très soutenue. En ce qui concerne la rhinite pollinique saisonnière, parfois si fatigante, son diagnostic et son traitement doivent être impérativement abordés avant la saison des pollens.

Walker S et al Journal of Allergy  and Clinical Immunology 2007

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Le ronflement de l’enfant

par admin

Une équipe de Hong Kon montre que 7,2 % des enfants âgés de 5 à 14 ans ronflent. Ces ronflements surviennent plus souvent chez les garçons, les enfants affligés de surpoids, ceux dont les parents eux-mêmes ronflent, chez les enfants atteints de rhinite allergique , d’asthme, ceux ayant des problèmes ORL: sinusite, grosses amygdales et en général des infections des voies aériennes supérieures. Les ronflements s’associent volontiers à des troubles du sommeil, à des troubles du”caractère” et de l’humeur, et à une baisse des performances scolaires.
En pratique on sait que les parents vont toujours voir, avant de se coucher eux-mêmes,  si leur enfant dort bien. Si l’enfant ronfle et surtout si les parents ont l’impression que la respiration se bloque en fin de ronflement, ils doivent immédiatement en référer à leur médecin.

AM li, et al Chest 2010

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Asthme et obésité

par admin

Un éditorial australien récent  met l’accent sur les liens étroits qui unissent asthme et obésité. La graisse entrave la mécanique pulmonaire en limitant les mouvements du diaphragme, en rigidifiant le système respiratoire et en occupant indument de l’espace dans la cavité pleurale. Mais la graisse n’est pas qu’un matériau de remplissage inerte.  C’est aussi un tissu avec des cellules fabriquant et libérant des médiateurs de l’inflammation.
Il apparait que l’obésité , bien souvent, précède l’apparition de l’asthme et que le point de départ  survienne dès l’enfance. On sait qu’un surpoids en période prépubère chez la fille ( peu avant la survenue des premières règles) prélude à une persistance prolongée de l’asthme. On analyse imparfaitement les relations entre obésité, hormones féminines et asthme mais de nombreuses études soulignent que les liens entre asthme et obésité sont plus forts chez la femme que chez l’homme.
Dans nos sociétés occidentalisées il est certain que l’on assiste à une “épidémie” d’asthme et d’obésité et qu’il s’agit là d’un champ de recherches d’intérêt mondial  qui concerne particulièrement les relations entre génétique et environnement.

Salome CM et coll, Clinical and Experimental Allergy Janvier 2011

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Il n’y a, a priori, plus de doute sur la réalité des liens entre obésité et asthme. L’obésité se définit, le plus souvent, par l’index de masse corporelle  c’est à dire le rapport entre le poids en kilogrammes  sur la taille en mètres carrés (Kg/m2). Entre 25 et 25,9 on parle de surpoids, et au delà on parle d’obésité. Il est également utile de mesurer le périmètre abdominal ainsi que celui des hanches.
L’organisation mondiale de la santé estime qu’il y a 1,6 milliard d’individus en surpoids  dont 400 millions d’obèses dans le monde. Ces chiffres sont voués à augmenter plus ou moins vite selon les pays.
En France 31,9% de la population adulte serait en surpoids et l’obésité frapperait 14,5% de la population générale; un enfant sur 10 serait (ou sera à brève échéance) obèse.
Des études récentes montrent que la fréquence de  l’asthme est supérieure chez les obèses que chez les sujets à poids normal. L’obésité s’accompagne de perturbations respiratoires: diminution  de la capacité respiratoire, augmentation des résistances des voies aériennes (c’est à dire  gène accrue à l’écoulement de l’air dans les bronches) et aussi de gène à l’effort (les obèses ont plus de mal à bouger et faire du sport, donc ne s’entraînent pas ou pas assez). De plus l’asthme, surtout s’il est insuffisamment contrôlé, peut favoriser l’inactivité physique et ainsi faciliter la prise de poids excessive.
On sait aussi que l’obésité favorise le reflux gastro-oesophagien, ou le syndrome d’apnées du sommeil. il semble également que le contrôle de l’asthme soit plus difficile chez l’obèse, peut-être parce que le traitement de fond serait moins efficace.
Il est important de se rappeler que les liens entre asthme et obésité peuvent exister dès l’enfance.
Les années qui viennent  permettront, vraisemblablement, de mieux comprendre comment s’établissent les relations entre obésité et atteinte des fonctions respiratoires (inflammation, immunité, génétique?)et de proposer une prévention primaire scientifiquement démontrée sur le plan de la nutrition.
Au plan pratique, dans l’état actuel de connaissances, les malades asthmatiques et les parents d’enfants asthmatiques ont raison de surveiller, avec leur médecin, leur courbe de poids. L’obésité, fléau moderne, ne s’attaque pas seulement au coeur et aux vaisseaux, elle favorise le diabète, « fatigue » les articulations, aggrave les problèmes respiratoires et finalement risque de diminuer l’espérance de vie.

Cet article est extrait de la communication de l’équipe toulousaine du Pr Alain Didier au prochain Congrès francophone d’Allergologie Paris avril 2011, publiée dans la Revue Française d’Allergologie

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Bien que l’asthme puisse se manifester par des signes bien différents et évoluer de façon bénigne ou plus sévère, tout asthmatique a été, est, ou sera soumis un jour à une gêne respiratoire d’évolution aiguë : la crise. Si cette crise a un caractère sévère, on parle plus
volontiers d’asthme aigu ou, si cette gêne respiratoire est majeure et a des conséquences importantes, on parle d’asthme aigu grave. Reconnaître une crise sévère est essentiel
Le signe majeur est une gêne respiratoire très importante qui s’installe le plus souvent brutalement. Cette gêne a un caractère d’emblée différent d’une crise simple. Elle est perçue par le patient asthmatique comme inhabituelle et, de plus, répond peu ou mal à l’inhalation du médicament bronchodilatateur utilisé à la dose qui, généralement, soulage
une crise simple. L’inspiration du médicament est très difficile : l’air et les médicaments
inhalés passent mal.

Agir rapidement, c’est fondamental ! Il ne faut pas attendre que la gêne respiratoire soit inquiétante pour mettre en place le plan d’action remis par le médecin.
Que faire ?
Reconnaître la sévérité d’un asthme aigu est le plus souvent facile pour le patient : la crise a un caractère inhabituel, par l’importance de la gêne respiratoire qui est plus prononcée, et est présente aux 2 temps de la respiration : à l’expiration, ce qui est le cas dans une crise simple, mais aussi à l’inspiration, ce qui est inhabituel. Le rythme de la respiration est rapide et cela aussi n’est pas habituel. Une crise d’asthme est associée à un ralentissement de la respiration dans un premier temps ; si la crise est grave, la respiration va s’accélérer ainsi que le pouls. Un certain degré d’angoisse s’installe. Quelquefois, les bronches
sont si serrées que le sifflement bien connu lors des crises est remplacé par un silence : la respiration est bloquée. Il faut alors inhaler d’urgence une dose importante de bronchodilatateur : 2 doses sont insuffisantes. Il ne faut pas hésiter à inhaler 4, 8 voire 10 doses en une fois, si possible par l’intermédiaire d’une chambre d’inhalation pour éviter tout effort respiratoire qui sera difficile.

Si vous disposez à votre domicile d’un appareil pour faire des aérosols (nébuliseur), utilisez-le ! Le passage du médicament bronchodilatateur sera facilité par le fait qu’il est nébulisé. En même temps que cette phase initiale obligatoire, il faut prendre de la cortisone par voie orale sans attendre le médecin. C’est en effet la cortisone qui va agir sur l’importante inflammation des bronches, mais ce n’est pas un traitement qui va agir vite : son délai d’action est au minimum de 4 heures. Puis, il faut impérativement se rendre dans un service d’urgences pour compléter l’évaluation, la surveillance et la prise en charge.

Le 15

En cas d’urgence, comme une crise d’asthme grave, il est indispensable d’appeler le 15, Service d’aide médicale urgente (Samu), valable partout en France. Le Centre 15 est en effet au coeur du dispositif d’urgence médicale français. Lors d’un appel, une équipe de régulation évalue, entre autres, la gravité de l’appel, les soins nécessaires et le degré d’urgence. Le médecin régulateur détermine alors la suite de l’appel : simple conseil, envoi du médecin de garde ou médecin d’une association d’urgentistes libéraux, type SOS médecins, ambulance privée, les sapeurs-pompiers ou unité mobile hospitalière du Smur
(Service mobile d’urgence et de réanimation) comportant une équipe médicale ainsi que le
matériel médical permettant de traiter sur place les urgences. L’interconnexion des centres d’appels permet des transferts réciproques entre le Samu (15) et les pompiers (18). C’est également le Centre 15 qui détermine vers quel centre hospitalier ou clinique doit être transporté le malade. À partir d’un téléphone portable, le numéro à composer est le 112.

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La réaction allergique sévère est définie par la présence de symptômes cardiorespiratoires, souvent associés à des manifestations cutanéomuqueuses :

– rhinite, gonflement de la luette, oedème de la langue ou du pharynx, difficultés respiratoires, crise d’asthme ;
– état pré-syncopal, chute de tension artérielle inférieure à 100 mmHg, perte de connaissance, choc anaphylactique (risque vital) ;
– et parfois, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales intenses.
Ces symptômes se caractérisent par la rapidité de leur survenue et de leur aggravation.
Les causes de l’allergie sont multiples : aliments (première cause chez l’enfant), médicaments, anesthésiques, latex, piqûre d’hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons)…
Parfois aucune cause allergique n’est identifiée, on parle alors d’« anaphylaxie idiopathique». Le risque en termes de gravité est le même que si la cause était allergique.
Les facteurs de risque des allergies graves sont : asthme, effort, mastocytose, prise médicamenteuse (bêtabloquants, inhibiteur de l’enzyme de conversion). La prise en charge repose sur :
• Un traitement symptomatique des manifestations cardiorespiratoires Anapen® (adrénaline), injection intramusculaire dans la face antérolatérale de la cuisse, de 0,15 mg
avant 20 kg et 0,30 mg audelà de 20 kg. À renouveler au besoin au bout de quelques
minutes s’il n’y a pas d’amélioration clinique. L’hospitalisation est ensuite obligatoire.
L’apprentissage du maniement des dispositifs d’adrénaline auto-injectable est indispensable.
• La prévention
Elle repose sur l’éviction stricte possible pour les aliments, les médicaments, le latex, les anesthésiques, mais elle n’est pas réalisable pour les allergies aux hyménoptères. Dans
ce dernier cas, le traitement repose sur la désensibilisation spécifique.
• Projet d’accueil individualisé (PAI)
À l’école, les enfants atteints d’allergie grave doivent bénéficier de la mise en place d’un PAI, permettant de parer à l’urgence allergique. C’est aux parents d’en faire la demande auprès du directeur de l’école qui contactera le médecin scolaire qui rédigera le document d’après les informations fournies par l’allergologue. Le PAI organise les soins dans le cadre de l’urgence, cite les personnes à prévenir et précise les signes d’appel de l’allergie. Il doit être réactualisé chaque année.

Le 15

En cas d’urgence, comme une crise d’asthme grave, il est indispensable d’appeler le 15, Service d’aide médicale urgente (Samu), valable partout en France. Le Centre 15 est en effet au coeur du dispositif d’urgence médicale français. Lors d’un appel, une équipe de régulation évalue, entre autres, la gravité de l’appel, les soins nécessaires et le degré d’urgence. Le médecin régulateur détermine alors la suite de l’appel : simple conseil,
envoi du médecin de garde ou médecin d’une association d’urgentistes libéraux, type SOS
médecins, ambulance privée, les sapeurs-pompiers ou unité mobile hospitalière du Smur
(Service mobile d’urgence et de réanimation) comportant une équipe médicale ainsi que le
matériel médical permettant de traiter sur place les urgences. L’interconnexion des centres d’appels permet des transferts réciproques entre le Samu (15) et les pompiers (18). C’est également le Centre 15 qui détermine vers quel centre hospitalier ou clinique doit être transporté le malade. À partir d’un téléphone portable, le numéro à composer est le 112.

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Les allergies affectant la peau sont multiples et peuvent se présenter sous différents aspects et les subtances responsables le sont tout autant. De ce fait, les traitements médicamenteux sont différents. Mais dans tous les cas, le plus important est de faire l’éviction du coupable car c’est celle-ci qui aboutira spontanément à la guérison en quelques jours à quelques semaines.
• L’eczéma de contact est l’allergie cutanée la mieux connue. Elle se présente sous l’aspect de lésions rouges, finement squameuses et s’accompagnant toujours de démangeaisons. La particularité de l’eczéma de contact est de se localiser en regard du contact allergisant au niveau de la peau (poignet si allergie de contact au cuir du bracelet de montre, lobes d’oreille si allergie de contact à des boucles d’oreilles en nickel…). Son traitement repose donc sur l’éviction du coupable après une enquête allergologique et la pratique de tests cutanés (patch-tests avec différentes substances allergisantes et collés dans le dos pendant
48 heures et lecture des tests 24 heures après leur dépose). Si le contact allergisant est
identifié (ce qui n’est pas toujours simple !), son éviction permet la guérison spontanée en
environ une semaine. Mais afin d’accélérer la guérison ou si le responsable n’est pas encore identifié, on peut utiliser localement des dermocorticoïdes à raison d’une application par jour jusqu’à disparition des symptômes (une semaine environ).
• L’allergie médicamenteuse se manifeste très souvent par des éruptions cutanées. On distingue différentes éruptions. Parmi les plus fréquentes, l’urticaire médicamenteuse (ressemblant à des piqûres d’orties) qui forme des plaques fugaces évoluant sur quelques
heures et les rashs maculopapuleux qui sont des éruptions formant des lésions de couleur rouge ou rosée, fixes et affectant la grande majorité du corps en quelques heures
pour disparaître en plusieurs jours (10-15 jours). L’urticaire médicamenteuse peut être grave car elle présente le risque, en cas de réexposition accidentelle au même médicament, d’une réaction plus sérieuse pouvant aboutir à un oedème de la gorge ou à un choc anaphylactique. Dans tous les cas, l’arrêt du médicament en cours est bien entendu indispensable pour établir une guérison. Du point de vue symptomatique on pourra
bien entendu, en cas d’urticaire, proposer un traitement par antihistaminiques pendant
quelques jours et en cas de rash maculo-papuleux un traitement local par dermocorticoïdes
et crème hydratante sur plusieurs jours. Il existe également des allergies médicamenteuses
plus rares, certes, mais graves (syndrome de Lyell, pustulose exanthématique
aiguë généralisée, DRESS) nécessitant une hospitalisation sur plusieurs jours à semaines.
C’est la rapidité d’installation de l’éruption qui très rapidement devient généralisée et surtout l’association à une altération de l’état général avec décollement
de la peau, fièvre, ganglions… qui fait porter le diagnostic et impose une prise en charge rapide avec soins cutanés spécifiques très souvent en milieu médicalisé. Dans tous les cas, une éruption cutanée survenant dans un contexte de prise médicamenteuse doit faire consulter car seul un avis spécialisé permettra de rassurer ou de confirmer une possible allergie médicamenteuse qui conduira à l’arrêt du suspect.

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Un travail récent effectué aux Pays-Bas par Caudri Daan et coll. (J Allergy Clin Immunol 2009, sous presse) prend en considération une des questions les plus légitimement posées par les parents à leur médecin : mon enfant a toussé et/ou a eu des épisodes de sifflements dans la poitrine durant ses quatre premières années de vie ; sera-t-il asthmatique à l’âge
de 7-8 ans ? Il n’y a pas de réponse « absolue » mais certains symptômes, certains indicateurs incitent, non pas à l’inquiétude, mais à la vigilance. Cette étude hollandaise a porté sur plus de 2 000 enfants qui entre 1 et 4 ans ont toussé en l’absence de « rhume » ou eu des épisodes de sifflements dans la poitrine (ou les deux). Au total, à l’âge de 7-8 ans, 11 % de ces enfants étaient considérés comme asthmatiques. Les éléments que les parents et leur médecin ont intérêt à relever (et le carnet de santé joue en France un rôle capital), car ils font pencher la balance vers l’asthme, sont les suivants : sexe masculin, accouchement après terme, conditions socioéconomiques difficiles, asthme chez les parents, un nombre annuel d’épisodes de sifflements supérieur ou égal à 4 (surtout si ces épisodes surviennent en dehors d’un rhume), au moins quatre infections respiratoires
et ORL sévères par an, un eczéma diagnostiqué par le médecin. Cette étude est intéressante car basée sur des critères accessibles à tous les parents, en l’absence même d’examens spécialisés. Les chiffres (11 %) sont optimistes, d’autres études donnent des chiffres un peu supérieurs. Mais toutes les études (même si elles soulignent qu’aucune prédiction n’a de valeur absolue) montrent l’importance du terrain familial allergique, asthmatique, la vigilance nécessaire quand les épisodes de sifflements se répètent
chez le jeune enfant, surtout en cas d’eczéma. Il ne s’agit pas d’alarmer mais d’aider les parents à porter un diagnostic juste et précoce. Le médecin pourra mieux apprécier l’indication d’examens spécialisés et en particulier celle d’une enquête allergologique. C’est ainsi que la qualité de vie de l’enfant et de sa famille sera la mieux préservée.

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Des médicaments pour l’asthme (et le nez) de l’enfant asthmatique, si souvent allergique :
encore, demanderont les parents ? Oui, car il s’agit d’intégrer le(s) médicament(s) dans un projet global : apaiser un conflit respiratoire, favoriser le passage harmonieux de l’enfant asthmatique vers son âge adulte.
Le conflit respiratoire : toutes les voies aériennes sont irritées, enflammées, spasmées en réponse excessive aux agressions multiples dont elles sont l’objet (allergies, infections respiratoires, tabac, polluants de la maison toutes ces agressions s’unissent pour enflammer, épaissir les bronches, pour contracter leurs muscles et
donc entraver le souffle. La stratégie à court et surtout long terme est de mettre
l’appareil respiratoire au repos, de le rendre moins susceptible, moins hyperréactif, d’en augmenter le diamètre intérieur pour que l’air, le souffle passe plus librement.
À court terme, les médicaments seront donc ceux prescrits pour soulager les crises, pour traiter l’urgence : bronchodilatateurs inhalés ou nébulisés, associés si besoin à des corticoïdes par voie orale, générale (comprimés, gouttes, injection) à bonnes doses pour une
durée brève (quelques jours). À long terme, le relais sera pris par les corticoïdes inhalés qui luttent contre l’inflammation chronique, maître d’oeuvre de ce déséquilibre qu’est l’asthme. Il pourra être nécessaire d’ajouter des bronchodilatateurs à longue durée d’action, des antileucotriènes, un antihistaminique, pour lutter contre l’inflammation des bronches et du nez. Ces différents médicaments agissent de manière complémentaire et permettent de donner à l’enfant la dose minimale efficace protectrice et bien tolérée de corticoïdes inhalés. On pourra apprécier l’efficacité des traitements par la diminution du nombre de crises, l’amélioration du souffle mesuré à la maison par un débit-mètre de pointe ou chez le spécialiste par les explorations fonctionnelles respiratoires pratiquées régulièrement. Mais les médicaments ne sont pas notre seule arme. Il faut, en matière d’asthme et d’allergie s’intéresser à l’environnement (extérieur ou intérieur) de l’enfant, proscrire le tabac et le tabagisme passif. Il faut savoir proposer à l’enfant allergique une
désensibilisation spécifique, plus facile désormais grâce à la voie sublinguale (en gouttes et bientôt en comprimés), ne pas négliger en cas de besoin les cures (voire les longs séjours) climatiques. Il faut adapter, ajuster ce projet thérapeutique à long terme aux besoins
i n d i v i d u e l s , variables d’un enfant à l’autre et chez un même enfant, d’une
période à l’autre. Cette adaptabilité, cette souplesse reposent sur l’entente
entre l’enfant et sa famille, leur médecin et l’allergologue. Pour obtenir une adhésion active, réfléchie au projet thérapeutique, l’éducation thérapeutique proposée dans les Écoles de l’Asthme est une aide précieuse (liste des Écoles de l’Asthme sur le site www.asthme-allergies. org). L’expérience et le vécu accumulés depuis de nombreuses années par le personnel soignant démontrent qu’ainsi mené, ce projet thérapeutique permet à l’enfant asthmatique de mieux vivre chez lui, à l’école, dans les salles et terrains de sport.
Ainsi, votre enfant asthmatique bien traité, bien pris en charge grandira, se développera harmonieusement et deviendra un « bel adulte » bien inséré aux plans social, professionnel et familial.

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L’allergie alimentaire peut s’exprimer de différentes façons : sur la peau, au niveau du tube digestif, des voies respiratoires ou avec une réaction de tout le corps. En général, les symptômes apparaissent rapidement après le contact avec l’allergène, dans un délai de quelques minutes à quelques heures. Ces symptômes sont souvent présents ensemble. Les bébés font plus souvent des réactions allergiques sur la peau et au niveau du tube digestif.
La peau : une réaction des plus visibles
• L’urticaire (qui n’est pas toujours allergique) : la peau se met à gratter et des plaques rouges ressemblant à une piqûre d’ortie apparaissent. Souvent, elles disparaissent rapidement pour réapparaître ailleurs sur le corps.
• L’oedème de Quincke est une forme d’urticaire particulière. Il peut se manifester par un gonflement du visage, des lèvres et des paupières. Parfois, il y a aussi un gonflement de la langue et de la gorge qui peut alors entraîner un blocage de la respiration.
• Chez l’enfant, la maladie de peau principalement rencontrée dans l’allergie alimentaire s’appelle :
la dermatite atopique, plus communément appelée eczéma.
La dermatite atopique, ça ressemble à quoi ? Elle se présente sous la forme de plaques rouges avec
des petits boutons rouges qui grattent et qui coulent. Ces boutons sont le plus souvent placés sur les joues, le front, les oreilles et la base du pouce de la peau des bébés. On peut aussi en observer sur le tronc, les plis des coudes, derrière les genoux, les fesses et dans les cheveux.
Le tube digestif : une réaction aux multiples expressions
L’allergie alimentaire peut aussi se manifester sous la forme de troubles digestifs, c’est-à-dire nausées, vomissements, maux de ventre, diarrhée, mais aussi constipation.
Le nez, les poumons et les yeux réagissent aussi aux aliments. Quand le nez et les yeux réagissent, la personne allergique va avoir le nez bouché, qui démange,
éternuer et avoir les yeux rouges qui piquent, qui grattent et qui pleurent.
Quand les poumons réagissent, la personne va avoir une crise d’asthme (difficultés pour respirer, sifflements…).
Quand tout le corps réagit : gare au danger !
On parle alors « d’anaphylaxie ». Il s’agit d’une manifestation grave de l’allergie alimentaire. Elle
va souvent débuter par des signes allergiques au niveau de la bouche et de la gorge, puis se poursuivre par des signes allergiques respiratoires. Il peut même y avoir une baisse de tension avec une perte de connaissance.
C’est le choc anaphylactique, une véritable urgence vitale qui se traite par l’injection d’adrénaline.

L’allergie alimentaire : un problème de plus en plus fréquent
En France, près de 4 % de la population générale présente des allergies alimentaires, soit près
d’un enfant sur 10, dont la fréquence a doublé en 5 ans.
Parmi les raisons invoquées dans l’augmentation de fréquence des allergies alimentaires, on retrouve une internationalisation de la consommation alimentaire (kiwi, sésame, par exemple) et une consommation de plus en plus courante de produits issus de de l’industrie agroalimentaire (contamination des aliments par des allergènes du stockage, de la fabrication, du conditionnement…).

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