Qu’est-ce-que l’allergie ?

« Allergie » signifie : réaction anormale, inadaptée et excessive de l’organisme lors d’un contact avec une substance étrangère (allergène). Ces substances étrangères sont habituellement bien tolérées, mais pour une raison inexpliquée notre système immunitaire les considère, à tort, comme des ennemies. L’allergie survient sur un terrain génétiquement prédisposé : on parle alors de terrain « atopique ». Le mécanisme de l’allergie passe par deux phases:

  • une phase de reconnaissance de l’allergène par l’organisme : c’est la phase de sensibilisation
  • une phase de réaction contre cet allergène : c’est la réaction allergique

La réaction allergique se manifeste par différents symptômes : rhinite, asthme, eczéma, urticaire, allergie alimentaire, conjonctivite, qui peuvent être présents de façon isolée ou se succéder au fil du temps, voire coexister.

Le diagnostic est basé sur l’interrogatoire clinique, complété par des tests cutanés et si nécessaire des examens sanguins.

L’histoire clinique de la maladie (avec reproduction de signes en un lieu précis, à un moment donné, et en faisant une chose spécifique) et les antécédents, permettront à votre médecin d’évoquer l’origine allergique de vos symptômes. Il pourra alors vous orienter vers un allergologue pour confirmer le diagnostic par des tests cutanés et si nécessaire des examens biologiques.

Ces tests ont pour but de rechercher l’allergène en cause.

Il existe 3 types de tests cutanés.

  1. Les prick tests, les plus pratiqués, consistent à injecter sous la peau de très faibles doses de plusieurs allergènes (sur l’avant-bras ou dans le dos). En cas de réaction positive, il apparaît au bout de 10 à 15 minutes un gonflement et une rougeur à l’endroit de la piqûre, s’accompagnant de démangeaisons.
  2. Les tests intradermiques (piqûre dans le derme superficiel à l’aide d’une seringue munie d’une petite aiguille) sont maintenant réservés au diagnostic des allergies aux venins ou aux médicaments.
  3. Les patch tests consistent à plaquer des substances sur le dos et à vérifier (en général au bout de 48 h) si des réactions locales sont apparues et permettent de rechercher une allergie de contact ou médicamenteuse.

En cas de discordance entre les manifestations observées et le résultat des tests, le médecin va prescrire des examens complémentaires, en particulier une analyse de sang pour doser les anticorps (IgE) totaux ou spécifiques à un allergène donné.

L’association des symptômes et des marqueurs biologiques (tests cutanés, IgE) permet le plus souvent d’affirmer le diagnostic d’une allergie. La présence d’IgE détectées par tests cutanés ou dans le sang n’a aucune signification si elle n’est pas accompagnée de signes cliniques d’allergie.

Contrairement à une idée fausse très répandue, les tests cutanés peuvent être pratiqués chez les enfants dès les premiers mois de leur vie et il n’est pas nécessaire d’attendre qu’ils aient 5 ou 6 ans pour les faire. En cas de suspicion d’asthme, des explorations fonctionnelles respiratoires sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

Testez-vous

Éviter les circonstances favorisant la survenue d’une crise.
Les substances irritantes, allergisantes ou polluantes sont nombreuses au sein de l’habitat. Elles peuvent aussi bien être introduites par l’air extérieur que par les animaux, le mobilier, les plantes, les vêtements et le tabac. Sans vouloir tout éliminer, une approche concrète et raisonnée du problème peut considérablement aider à améliorer la vie quotidienne des allergiques et des asthmatiques.

Pour en savoir plus

La rhinite allergique

Quand faut-il penser à une rhinite allergique ?

Les signes habituels qui doivent faire penser à une rhinite allergique sont regroupés sous le sigle PAREO :

P comme Prurit, qui signifie que le nez démange,
A comme Anosmie, qui signifie que l’on perd l’odorat (plus rarement),
R comme Rhinorrhée, qui signifie que l’on a le nez qui coule,
E comme Eternuements,
O comme Obstruction, qui signifie que l’on a le nez bouché.

Il existe deux types de rhinites allergiques : les rhinites allergiques intermittentes (le plus souvent saisonnières, dues au rhume des foins) et les rhinites allergiques persistantes.

Il n’y a pas de saison pour la Rhinite Allergique !

L’idée qu’on se fait couramment à propos de la Rhinite Allergique, amène à considérer celle-ci uniquement à l’approche des beaux jours, lorsque le printemps revient.

Mais hélas, qui dit Rhinite Allergique, ne signifie pas seulement une gêne occasionnée par les pollens et les graminées. D’autres allergènes, nombreux et variés (acariens, moisissures, blattes, animaux…) en sont aussi à l’origine.

Pourquoi consulter votre médecin ?

Il a été démontré que les personnes souffrant de rhinite allergique persistante, avec le nez qui coule et qui est bouché, ont une qualité de vie qui peut être altérée. En effet, la rhinite allergique provoque des troubles du sommeil et une gêne durant les activités quotidiennes, tout ceci entraînant de la fatigue pouvant aller jusqu’à des arrêts de travail et des absences à l’école. Votre médecin, grâce à un interrogatoire précis et des tests divers, va pouvoir poser le diagnostic de rhinite allergique et vous proposer des solutions.

Quelles sont les causes possibles de rhinite allergique ?

La rhinite allergique est souvent causée par les pollens, surtout au printemps. Il existe 3 grandes familles végétales à pollens allergisants : les arbres, les graminées et les herbacées (herbes sauvages). Les types de pollens responsables de cette rhinite allergique, appelée aussi rhume des foins, peuvent varier selon les régions et les saisons. Le rhume des foins se manifeste par 3 signes presque toujours présents :

  • le nez qui coule comme une fontaine,
  • le nez bouché,
  • les éternuements fréquents.

D’autres manifestations peuvent être également très gênantes comme : des démangeaisons des yeux, du nez, de l’arrière gorge, une sensation de sable dans les yeux qui pleurent, un odorat diminué, de la toux sèche.

La rhinite allergique peut aussi être causée par d’autres types d’allergènes (acariens, moisissures, blattes, animaux…), responsables le plus souvent de rhinite persistante.

Pourquoi faut-il soigner votre rhinite allergique ?

La Rhinite Allergique semble tellement fréquente et concerner un si grand nombre de personnes, qu’elle est souvent banalisée et méprisée.  Goutte au nez, « Rhume de cerveau » comme disaient nos grand-mères, éternuements à répétition, qui font sourire ou agacent… tous ces signes doivent nous alerter lorsqu’ils perdurent. Or souvent, on n’y prête pas suffisamment attention, et le geste du mouchoir jetable, vite pris et aussi vite envoyé dans la corbeille est presque automatique. Mais également « symptomatique » !

Même si cela fait sourire, il faut s’en inquiéter. Car on sait désormais – les études l’ont montré – que plus de 20% des personnes souffrant de rhinite allergique ont également de l’asthme et que 80% des asthmatiques ont aussi une rhinite. RéférenceMullol J. et al. Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma Update (ARIA 2008) : the perspective from Spain. J Investig Allergol Clin Immunol 2008 ;18 :327-334

L’enjeu est donc important.

Quel est le traitement de la rhinite allergique ?

Le traitement de la rhinite allergique repose sur l’éviction des allergènes, les médicaments et l’immunothérapie spécifique (désensibilisation).

L’éviction
Quelques conseils de bon sens permettent de réduire les symptômes de la rhinite. Ils sont fonction des allergènes en cause. Il est difficile d’éviter les pollens à moins de changer de climat lors de la saison pollinique. Néanmoins, quelques précautions simples permettent de réduire les quantités de pollens inhalés :

  • Se renseigner sur les conditions météorologiques avant une promenade à la campagne : la quantité de pollens dans l’air augmente les jours de vent et en particulier avant les orages ;
  • Ne pas rouler en voiture décapotable lors des pics polliniques ;
  • Rincer les cheveux longs, le soir avant de se coucher, après une promenade ;
  • Éviter de dormir la fenêtre ouverte si le lit est près de la fenêtre ;
  • Fermer les fenêtres lorsque l’on tond le gazon.

Si vous êtes allergique aux acariens, une maîtrise globale de l’environnement peut vous être proposée, en particulier au niveau de la chambre : housse anti-acariens au niveau du matelas, des oreillers et de la couette, sommier à lattes avec des pieds d’une hauteur suffisante (le matelas ne doit pas être posé directement sur le sol), absence de tête de lit capitonnée, traitement régulier de la moquette par un acaricide.

Il faut également éviter les tissus muraux, les doubles rideaux, les descentes de lit en peau d’animal, et réduire dans une chambre d’enfant le nombre de peluches. Il faut préférer les bibliothèques fermées aux simples rayonnages où s’entassent des livres.

Si vous êtes allergique à un animal, s’en séparer reste la meilleure solution. Si cela n’est pas possible, il faut au minimum interdire l’accès de la chambre à l’animal, même si l’on est absent.

Les purificateurs d’air avec filtre HEPA (Haute Efficacité sur les Particules Aériennes) réduisent la densité des allergènes dans l’air.

Si vous êtes allergique aux moisissures, une aération régulière des pièces diminue leur développement. Des travaux de l’habitat sont parfois nécessaires en cas d’infiltrations d’eau ou de fuites. La présence d’un aquarium ou de bacs à réserve d’eau pour les plantes vertes favorise la prolifération des moisissures. Bien entendu, n’oubliez pas le polluant le plus nocif pour le nez : la fumée de tabac.

Les médicaments

Les médicaments utilisés pour traiter une rhinite allergique dépendent de la fréquence des symptômes et de leur intensité. Les médicaments les plus utilisés sont les antihistaminiques. Ils agissent rapidement sur l’écoulement nasal et sur les démangeaisons nasales, ainsi que sur les signes associés à la rhinite comme les symptômes oculaires souvent rencontrés dans les allergies aux pollens. Ils sont moins actifs sur l’obstruction nasale. Les corticoïdes locaux ont une action anti-inflammatoire. Sous forme de pulvérisations nasales, ils sont fréquemment prescrits en cas de rhinite allergique. Ils sont actifs sur tous les symptômes de la rhinite allergique et en particulier sur l’obstruction nasale. Les antileucotriènes peuvent être utilisés pour traiter les patients asthmatiques ayant une rhinite allergique associée. Les décongestionnants locaux, actifs uniquement sur l’obstruction nasale, ne doivent être utilisés qu’en cure courte (maximum 5 à 7 jours de suite).

La désensibilisation (ou immunothérapie spécifique) Il existe 2 types de désensibilisation:

  • La voie sous-cutanée : on injecte de façon régulière à la personne allergique une dose de l’extrait d’allergène auquel elle est allergique ;
  • La voie sublinguale : on dépose régulièrement sous la langue l’extrait de l’allergène.

Une désensibilisation efficace doit être prolongée au moins 3 ans.

L’eczéma

L’eczéma atopique de l’adulte

Alors que la grande majorité des manifestations cliniques liées à la dermatite atopique (ou eczéma atopique) vont disparaître dans les premières années de vie, environ 30% des patients présenteront encore des signes à l’âge adulte. Tout comme l’asthme, il existe donc une grande diversité d’évolution et d’intensité des poussées d’eczéma.

Classiquement, l’eczéma atopique s’améliore très nettement vers l’âge de 4 à 5 ans, laissant place uniquement à une sécheresse cutanée résiduelle. Des récidives peuvent cependant s’observer vers l’âge de 15-25 ans, mais de façon étonnante, l’eczéma va se localiser sur des zones différentes de celles connues chez l’enfant ou le nourrisson.

En effet, il est fréquent d’observer chez l’adulte des lésions d’eczéma au niveau des mains et des pieds que l’on appelle dyshidrose. Les plis des coudes et des genoux sont également fréquemment atteints. Mais la localisation la plus fréquente est le visage et le cou avec un aspect très rouge. Les démangeaisons sont intenses et l’impact psychologique de cette forme n’est pas négligeable car très affichante.

Tout comme chez le nourrisson, l’eczéma de l’adulte va évoluer par poussées sur quelques années avec des hauts et des bas, aggravé par les températures extrêmes, la transpiration, les contacts irritants comme la laine et les détergents (produits ménagers mais également utilisation intempestive de produits d’hygiène comme les savons). Le stress est également un facteur aggravant, ce qui fait dire, à tort, à l’entourage du patient qu’il s’agit d’une maladie psychologique alors que, rappelons-le l’eczéma atopique, est lié à une maladie génétique.

Il existe 2 formes d’eczéma

Plus de 50 % des patients souffrant d’eczéma atopique ont conjointement un eczéma allergique.

Il est donc nécessaire, face à un eczéma atopique de l’adulte, de pratiquer un bilan allergologique notamment de contact. L’eczéma allergique est d’apparence identique à un eczéma atopique, mais il est consécutif à une réaction allergique avec une substance allergisante en contact avec la peau. L’exemple d’eczéma de contact le plus connu est l’eczéma allergique au nickel qui s’observe au niveau des lobes des oreilles par contact allergisant avec des bijoux fantaisie contenant du nickel. Les contacts allergisants sont ainsi multiples, liés à des contacts avec des substances chimiques utilisés quotidiennement (produits d’hygiène, de maquillage) ou par le biais de l’activité professionnelle (risque d’allergie à la coloration capillaire chez les coiffeurs, au ciment chez les maçons…).

Il est donc important de pratiquer des tests épicutanés (tests collés dans le dos et lus au bout de 48-72 heures) afin de faire la part des choses entre les deux formes d’eczéma, car dans le cas d’un eczéma de contact, l’éviction de la substance allergisante permet la guérison. Cette exploration est moins  fréquemment pratiquée chez le nourrisson et l’enfant du fait que ces derniers sont en contact régulier avec moins de substances potentiellement allergisantes qu’un adulte.

De même, pour un eczéma atopique, les traitements proposés pour l’adulte diffèrent sensiblement de ceux qui sont prescrits chez les plus petits et il existe des alternatives à l’utilisation des corticoïdes utilisés par voie locale (souvent utilisés depuis des années !) pour améliorer le quotidien des patients.

L’urticaire

L’urticaire

L’urticaire est une éruption cutanée le plus souvent formée de multiples plaques rouges ou rosées, en relief, à contours parfaitement bien délimités, lisses en surface. L’éruption entraîne des démangeaisons souvent intenses pouvant perturber le sommeil et sont fluctuantes au fil du temps. En effet, une lésion n’évolue sur un même site que quelques heures. Elle est marquée par un éclaircissement central de la lésion et un aspect de collerette ou cordon en périphérie. Lorsque l’urticaire affecte les extrémités (tête, mains, pieds) l’aspect est différent car il s’agit davantage d’un œdème, souvent invalidant. On parle alors d’angio-œdème plus connu sous le nom d’œdème de Quincke. Cet œdème peut également affecter la langue, la luette, les cordes vocales et le larynx.

  • L’urticaire aiguë est une urticaire évoluant pendant quelques heures à quelques jours. C’est le cas le plus fréquent.
  • L’urticaire chronique est, à l’inverse, une urticaire évoluant sur plus de 6 semaines. Cette distinction entre urticaire aiguë et chronique fait rechercher des causes différentes.
  • L’urticaire est dite « physique » lorsqu’elle est déclenchée par une stimulation extérieure qui peut être le frottement (dermographisme), la pression (urticaire retardée à la pression), le chaud (urticaire cholinergique), la vibration (angio-œdème vibratoire) ou encore le soleil (urticaire solaire).
  • Enfin, l’urticaire de contact est une urticaire créée par le contact direct sur la peau d’une substance allergisante ou simplement urticante sans faire intervenir forcément une notion d’allergie (orties).

Dans tous les cas, seul l’interrogatoire et non l’aspect de l’urticaire et/ou angio-œdème permet d’orienter le médecin vers l’origine exacte d’une urticaire et/ou d’un angio-œdème.

Les traitements

Le traitement de la cause de l’urticaire, surtout dans les formes aiguës, au cours desquelles la recherche d’un facteur déclenchant est indispensable pour en faire ensuite l’éviction, est toujours le plus efficace. En revanche, le plus souvent, on ne connaît pas la cause des urticaires chroniques. Cependant, il convient d’éviter, en règle générale, chez tout urticarien, certains médicaments : l’aspirine, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains anti-hypertenseurs. Le traitement des symptômes est toujours utile et vise à diminuer l’intensité du prurit (démangeaisons). Il repose sur les anti-histaminiques. Les corticoïdes par voie générale sont rapidement efficaces face à des urticaires aiguës mais exposent au risque de rebond en cas d’arrêt brutal. Leurs indications sont rares, réservées dans la plupart des cas à l’urgence.

La dermatite atopique

La dermatite atopique de l’enfant

La dermatite atopique est une maladie fréquente puisqu’elle touche environ 15 % des nourrissons et des jeunes enfants référenceBerbis P, Koeppel M.-C. Dermatite atopique in Traité d’Allergologie Daniel Vervloet

C’est une maladie inflammatoire chronique de la peau qui s’améliorera spontanément vers l’âge de 5-6 ans. Elle doit être considérée comme le versant cutané de la maladie atopique qui regroupe également l’asthme, la rhinite et la conjonctivite allergique.

La dermatite atopique est liée en partie à une anomalie superficielle de la peau (manque de céramides) qui est à l‘origine de sa sécheresse et de sa grande vulnérabilité vis-à-vis de l’environnement. Chronologiquement, la dermatite atopique est la première manifestation d’entrée dans la maladie atopique, car les premières manifestations apparaissent classiquement au cours des 3 premiers mois de vie. Cliniquement, l’eczéma atopique se manifeste, sur un fond de peau très sèche, par des poussées inflammatoires décrivant des plaques rouges mal délimitées. L’eczéma affecte classiquement les joues, les cuisses, les bras et l’abdomen du nourrisson. A un stade supérieur, les plaques deviennent vésiculeuses voire croûteuses. Les démangeaisons sont intenses. L’eczéma atopique évolue ainsi par poussées le plus souvent rythmées par les poussées dentaires et les infections rhino-pharyngées chez le nourrisson.

Au fil des mois, les plaques d’eczéma vont quitter les parties « rebondies » du corps pour se localiser au niveau des plis, que ce soit au niveau des plis des coudes, des jambes ou derrières les oreilles, cette dernière localisation étant très tout à fait caractéristique de la dermatite atopique. Ainsi vers l’âge de 3-4 ans, l’eczéma affectera préférentiellement les plis, mais aussi les mains et le visage autour de la bouche et au niveau des paupières. La sécheresse de la peau reste constante. Vers l’âge des 5-6 ans, les grandes poussées d’eczéma auront disparu, mais l’enfant gardera le plus souvent une peau très sèche.

Hydrater la peau avant tout

Le traitement de la dermatite atopique est un traitement de longue haleine car la maladie évolue par poussées. L’anomalie au niveau des couches superficielles de la peau rend indispensable l’hydratation cutanée et ce de façon souvent pluriquotidienne. La sensibilité naturelle des peaux atopiques nécessite l’utilisation de produits d’hygiène adaptés non détergents et sans savon. Le port de vêtements en coton est conseillé car peu irritant et il est également recommandé de ne pas trop couvrir ces enfants, car la transpiration a un effet néfaste sur leur peau.

Ces mesures simples de prévention permettent ne pas aggraver les poussées inflammatoires qui semblent néanmoins inéluctables et qui devront être jugulées par des traitements anti-inflammatoires locaux. L’utilisation dans ce cas des corticoïdes par voie locale reste le traitement de référence. Utilisés de façon judicieuse, ils rendent de grands services et permettent de passer une période inflammatoire difficile et d’éviter une possible surinfection bactérienne (à staphylocoques dorés le plus souvent).

Les allergies alimentaires

Les allergies alimentaires

Qu’est-ce que c’est ?

L’allergie alimentaire est le nom donné à toutes les manifestations cliniques qui surviennent après la consommation d’un aliment (parfois après un contact sur la peau ou simplement en respirant son odeur) et dans lesquelles il existe un mécanisme immunologique particulier (production d’anticorps spécifiques, les IgE).

L’allergie alimentaire inaugure la carrière de l’allergique RéférenceRancé F, Bidat E. Allergie alimentaire. Le choc des chiffres. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000.  p.7-14

Elle survient généralement tôt  RéférenceBousquet J, Khaltaev N, Cruz AA, et al. Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma (ARIA) 2008 Update (in collaboration with the World Health Organization, GA2LEN* and ALLERGEN). Allergy. 2008;63(Suppl. 86):8-160. *Global Allergy and Asthma Europenan Network

  • Avec une fréquence maximale entre 1 et 3 ans

Attention, une allergie alimentaire peut en cacher une autre et provoquer une autre allergie.

Pour en savoir plus

Quelques chiffres

L’allergie alimentaire est en constante augmentation. RéférenceBidat E. Allergie alimentaire de l’enfant. Arch Pediatr. 2006;13:1349-53

On estime qu’elle a doublé en 5 ans . Par comparaison, la fréquence de l’asthme a elle aussi doublé… mais en 15 à 20 ans !  RéférenceDutau G, Rancé F. Allergies alimentaires. In: Vervloet D, Magnan A. Traité d’allergologie. Paris: Médecine-Sciences Flamamrion; 2003. Chap.63. p.901-14  L’allergie alimentaire touche 3,4% de la population (adultes et enfants) en France, soit 2 108 000 personnes. Les enfants sont 3 fois plus touchés que les adultes. L’allergie alimentaire concerne 5 à 7% des enfants âgés de moins de 15 ans.

Quels sont les aliments le plus souvent en cause ?

Tous les aliments sont capables de provoquer une allergie alimentaire chez les individus hypersensibles. Néanmoins, certains aliments sont plus souvent que d’autres à l’origine d’allergie alimentaire.

Les principaux aliments responsables chez l’enfant RéférenceAllergènes alimentaires les plus fréquents (sur 1137 observations). Données CICBAA. Dubuisson C, la Vieille S, Martin A. Allergies alimentaires : État des lieux et propositions d’orientations. AFSSA. Janvier 2002 :

N°1: le blanc d’œuf
N°2: l’arachide

N°3: le lait de vache

Puis viennent

  • Les légumineuses: Soja, pois, haricot, lentille, fève
  • Le poisson
  • Les aliments du « groupe noix »: Amande, noisette, noix, noix du Brésil, noix de cajou, noix de pécan, pignon, pistache
  • Les aliments du « groupe latex »: Avocat, banane, châtaigne, kiwi
  • Les céréales
  • Les ombellifères: Aneth, carotte, céleri, coriandre, fenouil, graines d’anis, persil

Les principaux aliments responsables chez l’adulte RéférenceDubuisson C, la Vieille S, Martin A. Allergies alimentaires : État des lieux et propositions d’orientations. AFSSA. Janvier 2002. Allergènes alimentaires les plus fréquents (sur 1137 observations). Données CICBAA :

N°1: groupe « rosacées »
N°2: groupe « latex »
N°3: groupe « ombellifères »

Puis viennent

  • Les aliments du « groupe noix »: Amande, noisette, noix, noix du Brésil, noix de cajou, noix de pécan, pignon, pistache
  • Les céréales
  • L’arachide
  • L’œuf
  • Les légumineuses: Soja, pois, haricot, lentille, fève
  • Le poisson
  • Le lait

Quels sont les signes ?

L’apparition des signes est en général très rapide, de quelques minutes à 4 heures après l’absorption de l’aliment. Mais, en cas d ‘eczéma  et de signes digestifs, les signes sont permanents ou apparaissent dans des délais pouvant aller jusqu’à quelques jours après la consommation de l’aliment.

Les signes suivent le plus souvent la consommation, apparaissent parfois à l’odeur (inhalation de vapeur d’aliment), ou par contact sur la peau avec l’aliment ou des cosmétiques contenant des protéines alimentaires.

Reconnaître les signes d’une allergie alimentaire peut être très délicat, car ils sont divers et toutes les parties du corps peuvent être touchées. Les signes sont souvent associés et les signes cutanés (sur la peau) sont les plus fréquents chez l’enfant.

Le diagnostic

L’importance de l’allergologue :

Seul un allergologue peut effectuer un diagnostic précis. Ce diagnostic est basé sur l’interrogatoire clinique, complété par des tests cutanés et si nécessaire des examens sanguins.

L’histoire clinique de la maladie (avec reproduction de signes en un lieu précis, à un moment donné, et en faisant une chose spécifique) et les antécédents, permettront à votre médecin d’évoquer l’origine allergique de vos symptômes.

Comment fait-on le diagnostic ?

1èreétape : Un interrogatoire minutieux
Il permet de rechercher :

2èmeétape : Préciser la symptomatologie

  • Au bout de combien de temps se sont déclenchés les symptômes ?
  • Quels symptômes ?

3èmeétape : L’enquête alimentaire catégorielle
C’est une vue d’ensemble de tous les aliments ingérés pendant 1 semaine

4èmeétape : les tests cutanés d’allergie : Prick-test, Patch test

5èmeétape : Le test de provocation orale (TPO) :
Simple sensibilisation ou authentique réaction allergique ? C’est le TPO qui tranche

Le choc anaphylactique

Il s’agit  de la manifestation la plus grave de l’allergie alimentaire qui nécessite un traitement immédiat. Il débute souvent par une sensation de malaise, avec démangeaisons suivies d’une urticaire, d’une gêne respiratoire. Parfois une perte de connaissance associée à une chute de tension est observée. Il s’agit d’une véritable urgence médicale nécessitant une prise en charge immédiate (appel du SAMU).

Les traitements

Le régime d’éviction

Pour l’instant, le seul traitement de l’allergie alimentaire est le régime d’éviction de l’aliment identifié par les tests d’allergie. Il consiste à éliminer de l’alimentation toute forme de l’aliment. C’est un long processus d’éducation car il faut apprendre à reconnaître les allergènes même masqués (dans les préparations industrielles par exemple), à décrypter les étiquettes, à savoir à quoi correspondent certains codes ou appellations et à éviter aussi les médicaments ou cosmétiques qui pourraient en contenir.

Demandez conseil à un spécialiste (diététicien, nutritionniste) car une éviction abusive peut engendrer des carences et déséquilibres.

Pour les enfants ayant une allergie alimentaire, il existe dans les écoles ce qu’on appelle un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) qui permet, en associant les parents, le médecin et l’école d’assurer l’accueil de l’enfant allergique en lui proposant des repas adaptés.

Les allergies croisées

Qu’est ce que allergie croisée ?

Pour certaines personnes déjà sensibilisées à un allergène, le premier contact avec un nouvel allergène peut entrainer une réaction allergène. Cela se produit car certains allergènes se ressemblent beaucoup RéférenceDubuisson C, la Vieille S, Martin A. Allergies alimentaires : État des lieux et propositions d’orientations. AFSSA. Janvier 2002

Elle survient généralement tôt  RéférenceDebétaz L-F. Pollen- aliments. In: Felber F, et al. Plantes, pollens et allergies. Les cahiers du Jardin botanique. Volume 3. Bienne: Actual; 2003. Chap 9. p.92-113

Les différents types d’allergies croisées

« aliments / pneumallergènes »

Les plus fréquentes RéférenceRancé F, Bidat E. Les allergies croisées. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000. p.151-62 p.7-14

  • Pollens de bouleau – Fruits ou légumes
  • Pollens de composées (armoise, ambroisie) – Céleri, épices
  • Pollens de graminées – Tomate

Les allergiques aux acariens devraient également se méfier des gastéropodes (escargots, bulots) et autres céphalopodes (calmars)

Des syndromes aux noms évocateurs RéférenceRancé F, Bidat E. Les allergies croisées. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000. p.151-62

  • Le syndrome « porc-chat »
  • Le syndrome « œuf-oiseau »

- Les personnes exposées aux plumes ou déjections d’oiseaux peuvent développer plus tard une allergie alimentaire à l’œuf

« aliments / latex »RéférenceRancé F, Bidat E. Les allergies croisées. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000. p.151-62 

  • Avocat, banane, kiwi, châtaigne sont les aliments les plus fréquemment impliqués dans ce type de réactions croisées
  • Mais nombreux sont les autres aliments pouvant être cités : Papaye, ananas, arachide, melon, tomate, céleri, fruit de la passion, seigle, citron, abricot, sarrasin, laitue…

« aliments / aliments »

Avec l’arachide, enfin, les possibilités de réactions croisées sont multiples :

  • Des réactions croisées avec la famille des légumineuses : Pois, soja, fèves, haricots, lentilles, lupin
  • Mais également avec la famille des oléagineux : Noisette, noix, pistache, pignon, noix de cajou, noix du Brésil

De manière générale, les allergies croisées entre fruits ou légumes de la même famille, bien que rares, sont possibles RéférenceRancé F, Bidat E. Les allergies croisées. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000. p.151-62 

Quels sont les signes ?

Tout comme dans l’allergie alimentaire, l’allergie croisée se manifeste sous diverses formes.RéférenceRancé F, Bidat E. Les allergies croisées. In: Allergie alimentaire de l’enfant. Paris : Éditions Médecine et Hygiène – Médecine et Enfance; 2000. p.151-62 

  • Syndrome d’allergie orale
  • Rhinite, conjonctivite, asthme angio-œdème laryngé
  • Urticaire de contact ou généralisée, angioedème cutané
  • Vomissements, diarrhées
  • Choc anaphylactique

La conjonctivite

Quand les yeux coulent, piquent, démangent, deviennent rouges et douloureux, il s’agit d’une conjonctivite.

Cependant, elle peut être d’origine infectieuse, bactérienne ou virale, ou encore allergique. Il n’est pas toujours aisé de faire la différence entre ces causes.

Une conjonctivite allergique s’accompagne souvent d’une rhinite et de paupières gonflées, la démangeaison et le larmoiement dominent, les sécrétions sont peu abondantes.

Le plus souvent, il s’agit d’une conjonctivite allergique saisonnière ou intermittente, rythmée par les pollens des arbres, à certaines périodes de l’année.

Cependant, la conjonctivite peut aussi être moins violente, mais se répéter tout au long de l’année (conjonctivite persistante).

Dans ce cas, ce sont souvent les acariens qui sont en cause. Enfin, parmi les autres types de conjonctivites allergiques, il faut citer la conjonctivite giganto-papillaire chez les porteurs de lentilles de contact. Elle est due au frottement des lentilles sur l’œil ou parfois au produit d’entretien.

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Témoignages

Bonjour,

Je suis asthmatique depuis l’âge de 11 ans, j’en ai 38! depuis plus d’une dizaine d’années, je prends consciencieusement mon traitement de fond. Par contre j’ai été fumeuse (tabac anti stress) et j’ai multiplié les arrêts et reprises du tabac.

Aujourd’hui, mon asthme décompense. Mon fils âgé de 7 ans est lui aussi asthmatique vrai et traité.

Nous sommes tous 2 allergiques++++ (acariens, plumes, poils chat, chien, moisissures…) mon habitat respecte les recommandations pour asthmatiques nous résidons en Bretagne et nous nous posons sérieusement la question de vivre ailleurs dans un endroit plus favorable à notre état de santé respiratoire. Evidemment l’arrêt de tabac est effective! Pourriez-vous m’aider à m’orienter et m’indiquer où pourrions nous vivre pour respirer un peu mieux (en ayant moins les yeux qui coulent, le nez qui gratte,  les poumons qui sifflent…ca fatigue!) ? Je vous remercie d’avance pour votre réponse

Réponse

L’asthme est une maladie que l’on retrouve partout en France, même si effectivement la fréquence de l’asthme est un peu plus importante dans la partie Ouest de la France. Il n’y a malheureusement pas de lieu idéal pour vivre lorsque l’on est asthmatique, sauf dans quelques stations climatiques comme Briançon (il y a beaucoup moins d’acariens et de moisissures en montagne puisque l’air est plus sec) qui ne peuvent bien entendu pas accueillir les 3 millions et demi d’asthmatiques vivant en France!  De plus, les facteurs qui déclenchent une crise d’asthme sont souvent très localisés. Cela explique qu’une personne asthmatique, dans un village donné, peut déclencher une crise dans une maison, mais pas dans une autre.

Les patients asthmatiques se sentent parfois mieux lors de vacances.

Cette amélioration peut effectivement être liée au changement de lieu, mais il dépend principalement du mode de vie qui est bien entendu différent lorsque l’on est en vacances.

Il faut également tenir compte dans un déménagement des contraintes familiales et professionnelles.

Les allergènes que vous citez se retrouvent essentiellement dans l’habitat. Il faut sûrement vérifier l’absence de moisissures à l’intérieur de votre habitat. Je vous conseille la lecture d’un livre « Allergies et environnement intérieur – Risques et prévention » que vous pouvez trouver au siège de l’association Asthme et Allergie. Il pourra vous donner de précieux renseignements pour réduire les allergènes et les polluants à l’intérieur de votre maison.

A l'école : conseils et programme

Asthme et allergies à l’école : conseils et programme

Comment organiser au mieux l’accueil des enfants Asthmatiques & Allergiques à l’Ecole et en milieu peri-scolaire ?

Il n’est pas trop tard pour mettre en place un Projet d’Accueil Individualisé (PAI)

L’important pour les enfants présentant de l’asthme et/ou des allergies est de pouvoir aller à l’école comme les autres sans discrimination. La circulaire interministérielle n°2003-135 du 8 septembre 2003 pose les bases du Projet d’Accueil Individualisé (PAI) qui propose les dispositions spécifiques et nécessaires à chaque enfant :

  • prendre des médicaments par voie orale, inhalée et par auto-injection
  • manger à la cantine avec un repas adapté ou un panier repas préparé par les familles
  • bénéficier d’aménagements spécifiques améliorant ses conditions de vie à l’école
  • bénéficier de soins d’urgence.

Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) est rédigé à la demande de la famille, par le directeur de l’établissement d’accueil en concertation avec le médecin scolaire. Il prend en compte les recommandations médicales du médecin qui suit l’enfant et décrit précisément les gestes d’urgence. La rédaction du PAI facilite la communication entre la famille, les médecins et les enseignants à la condition que ce document soit écrit avec la volonté de rassurer et de concilier. En cas de difficultés, la famille peut contacter le médecin conseiller technique au niveau de l’Inspection d’Académie et le Numéro Vert ASTHME & ALLERGIES INFOS SERVICE : 0800 19 20 21.

Au moins 300 millions d’asthmatiques dans le monde

Quelques démarches simples peuvent éviter les difficultés

  1. Favoriser le dialogue et la concertation. Si un régime alimentaire est préconisé, il peut s’avérer utile de prendre contact avec le directeur d’école, le médecin scolaire et les collectivités au moment de la rentrée scolaire.
  2. Au moment de la rentrée scolaire, le médecin qui suit l’enfant fait un bilan de son état de santé et de ses besoins spécifiques et l’envoie au médecin scolaire avec l’accord des parents.
  3. Rencontrer l’enseignant et les personnes au contact de l’enfant à la cantine et à la garderie pour rappeler ses besoins spécifiques, répondre aux questions et aux inquiétudes, déposer les objets spécifiques prévus dans le PAI (médicaments, chambre d’inhalation…)
  4. Faire confiance aux personnes qui accueillent votre enfantApprendre à l’enfant si possible bien avant sa scolarisation – sinon, dès que possible – à gérer lui-même sa maladie et les contraintes de son régime lorsqu’il est au milieu d’autres enfants.

    Eviter l’affrontement, privilégier toujours la négociation et l’information, éventuellement demander la médiation d’une association.

    Toujours favoriser le dialogue et la concertation : aux attentes et aux inquiétudes des parents répondent les craintes et les contraintes légitimes des personnels éducatifs. Beaucoup de difficultés peuvent trouver une solution au fur et à mesure que s’établit une relation de confiance entre les adultes et l’enfant.

    Il est important de bien comprendre que l’école n’est pas un lieu de soins, que les personnels enseignants ou communaux ne sont pas des personnels de santé, et que malgré les besoins spécifiques de l’enfant malade ils doivent aussi assumer les contraintes des autres enfants dont ils ont la charge. Les soins doivent donc se limiter aux seules urgences. Les injections ne sont préconisées à l’école que dans le cadre de pathologies qui peuvent présenter un risque vital immédiat ou à court terme.

  5. Bien gérer la trousse d’urgence

    La trousse d’urgence contient les médicaments prescrits par le médecin qui suit l’enfant. Elle doit répondre à certains impératifs, et être :

    • Simple à utiliser
    • Facile à transporter pour suivre l’enfant dans tous ses déplacements.
    • Accessible à tout moment par chaque membre de l’équipe éducative
    • Comporter les médicaments vraiment indispensables avec l’ordonnance de prescription
    • Etre entretenue et contrôlée régulièrement afin de remplacer les produits utilisés et de renouveler les produits périmés.
    • Rangée en respectant les règles de conservation des produits qui peuvent être altérés par la température, la lumière, l’humidité ou les vibrations.
    • Comporter le répertoire téléphonique avec les numéros des services d’urgences hospitaliers, du médecin traitant et des parents.
    • Contenir le PAI et le protocole d’urgence.
  6. Bien gérer la prise des repas à l’école

    Selon l’état de santé de l’enfant et les conseils donnés par le médecin qui le suit, plusieurs possibilités sont à envisager

    • Substitution des plats par les parents qui consultent les menus et fournissent un plat de substitution si un plat présente un risque.
    • Adaptation des plats par la collectivité
    • Substitutions simples en remplaçant un met interdit par un autre.
    • Adaptation de la préparation en cuisine par exemple en supprimant une sauce
    • Menus spécifiques préparés par les parents qui fournissent un panier repas
    • Menus spécifiques préparés par la collectivité : repas réalisés dans un cadre sécurisé :
    • Plats fournis par un prestataire pouvant garantir l’absence d’allergènes dans ses préparations.
    • Utilisation de plateaux-repas préparés vendus par des organismes spécialisés comme par exemple Parallerg qui est spécialisée dans les solutions pour l’allergie, l’intolérance alimentaire et l’asthme (http://www.parallerg.com).

Au total, pour la grande majorité des enfants, l’accueil à l’école se fait sans problème mais il convient de rester très vigilant pour que tous les enfants, quelque soit le département, bénéficient des mêmes droits et que le PAI soit appliqué sur tout le territoire et dans tous les établissements scolaires.

La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) a été amenée à se prononcer contre le refus d’accès à la cantine pour un enfant souffrant d’allergie alimentaire (délibération n° 2006-193 du 18/09/2006). Le maire de la commune, refusait d’accepter un enfant souffrant d’allergies alimentaires, à la cantine scolaire, au périscolaire ainsi qu’au centre aéré, gérés par la municipalité. Le Collège de la Haute Autorité a considéré que le refus du maire d’accepter l’enfant en raison de son état de santé, caractérisait l’existence d’une discrimination, dans la mesure où tous les enfants ne bénéficient pas du même traitement.

Devant tout refus, il convient de ne jamais rester seul : le médecin scolaire est votre interlocuteur privilégié et dans tous les cas n’hésitez pas à contacter le Numéro Vert ASTHME & ALLERGIES INFOS SERVICE : 0800 19 20 21 où une personne vous apporte conseils, répond à vos inquiétudes et vous oriente vers le bon interlocuteur.

Accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période

Cìrculaire n° 2003-135 du 8-9-2003

Extraits du texte adressé aux préfètes et préfets de région ; aux préfètes et préfets de département ; aux rectrices et recteurs d’académie ; aux directrices et directeurs régionaux de l’action sanitaire et sociale ; aux directrices et directeurs départementaux de l’action sanitaire des sociale ; aux directrices et directeurs régionaux de l’agriculture et de la forêt ; aux directrices et directeurs régionaux de la jeunesse et des sports ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux directrices et directeurs départementaux de la jeunesse et des sports

Consultez le texte-source sur le site du Bulletin officiel

Il convient de tout mettre en œuvre pour éviter l’exclusion et l’isolement dans lequel la maladie peut placer l’enfant ou l’adolescent et de développer l’adoption de comportements solidaires au sein de la collectivité.

La circulaire n° 99-181 du 10 novembre 1999 du ministère de l’éducation nationale a permis de favoriser l’accueil et l’intégration des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période pendant le temps scolaire, par la mise en place d’un projet d’accueil individualisé.

Cependant, certaines difficultés persistent, notamment en ce qui concerne la généralisation de l’accueil des enfants et adolescents atteints de troubles de la santé dans les cantines des écoles, la prise de médicaments ou les soins à donner en urgence.

Cette circulaire est applicable dans les écoles, les établissements publics locaux d’enseignement relevant du ministère chargé de l’éducation nationale et du ministère chargé de l’agriculture, les établissements privés sous contrat dans le respect des dispositions de la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959 modifiée.

MAJ: 14 avril 2014