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Déconfinement et reprise du travail des personnes à risque
QUELLES MESURES pour les ASTHMATIQUES SÉVÈRES ?

Le nouveau protocole national de déconfinement en entreprises publié le 24 juin dernier par le Ministère du Travail permet aux personnes fragiles et à leurs proches de poursuivre le télétravail, de rester en arrêt ou au chômage partiel.

Les personnes souffrant d’asthme sévère font partie des personnes dites « vulnérables » face au Covid-19 et bénéficient donc de ces mesures. Il en est de même pour les personnes qui partagent le domicile d’une personne vulnérable.

Le protocole national de déconfinement pour les entreprises, publié le 24 juin par le Ministère du Travail précise : Les travailleurs à risque de forme grave et les personnes partageant le domicile de personnes à risque de forme grave qui ne peuvent pas télé-travailler peuvent consulter leur médecin traitant ou leur médecin du travail pour se voir établir une déclaration d’interruption de travail (certificat d’isolement)

. Rappel : L’asthme sévère correspond à des critères diagnostiques précis. C’est une forme rare de l’asthme qui ne concerne que 3,5 à 5% des patients asthmatiques et qui donne lieu à une prise en charge par l’Assurance Maladie au titre d’une Affection de Longue Durée (ALD).

https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/asthme-symptomes-diagnostic/asthme-chronique

. Informations sur le dispositif d’indemnisation des interruptions de travail des personnes vulnérables et des personnes cohabitant avec une personne vulnérable : https://www.ameli.fr/paris/assure/covid-19/arret-de-travail/covid-19-dispositif-dindemnisation-des-interruptions-de-travail

. Protocole national de déconfinement pour les entreprises (Ministère du Travail) :

https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/protocole-national-de-deconfinement.pdf

. Avis du Haut Conseil de Santé Publique – reprise du travail des personnes à risque : https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=869

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Le RESSENTI et le VÉCU des ASTHMATIQUES face à la CRISE COVID-19 :  Lancement d’une Enquête nationale

L’épidémie de Covid-19 continue de susciter de fortes inquiétudes de la part des asthmatiques. L’association Asthme & Allergies poursuit son travail d’information et d’accompagnement, notamment en répondant aux nombreuses questions posées au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21. Alors que la Journée Mondiale de l’Asthme ne peut se dérouler comme à l’accoutumée en raison de la pandémie – elle aurait dû avoir lieu mardi 5 mai – l’association Asthme & Allergies lance une grande enquête sur internet, portant sur le vécu des asthmatiques en cette période de crise sanitaire.

Le vécu de l’asthme en tant que maladie chronique et la poursuite du traitement de fond sont particulièrement au cœur des préoccupations exprimées par les asthmatiques au Numéro Vert. Aussi, une place importante dans l’enquête est-elle consacrée à ces sujets. Celle-ci permettra d’avoir un aperçu de la manière dont les personnes asthmatiques vivent cette pandémie.

– Pour accéder à l’Enquête « Quel impact du Covid-19 sur votre asthme ? »  https://asthme-allergies.org/

– Un Tchat en ligne sera proposé mardi 5 mai de 13h à 16h pour répondre en live aux questions que les asthmatiques continuent de se poser : https://asthme-allergies.org/

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Depuis le début de l’épidémie de Covid19, vous avez été nombreux à exprimer des craintes par rapport aux médicaments utilisés pour traiter l’asthme. Cette enquête a pour objectifs de savoir si la prise en charge de votre asthme a été perturbée et comment vous avez vécu cette période.

Ce questionnaire est complètement anonyme et ne vous prendra que quelques minutes. Merci pour votre participation. Il est important que la voix des patients soit prise en compte.

N’hésitez pas à partager cette enquête autour de vous.

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Les recommandations des pneumologues et des allergologues
Les réponses aux questions posées par les patients et leur entourage

Pour lutter contre les idées reçues qui perdurent et les nombreux messages erronés qui continuent de circuler dans les médias, l’Association Asthme & Allergies a rassemblé les recommandations des structures référentes de la Pneumologie et de l’Allergologie (Société de Pneumologie de Langue Française, Société Pédiatrique de Pneumologie et Allergologie, Société Française d’Allergologie, Fédération Française d’Allergologie).

ASTHME/ALLERGIES et CORONAVIRUS : CROYANCES et IDÉES REÇUES DANGEREUSES

En France, on déplore encore près de 1.000 décès par an dus à l’asthme, presque tous évitables ! Une grande proportion de ces décès est due à l’aggravation des symptômes d’asthme liée à l’interruption du traitement de fond. L’absence de symptômes conduit trop souvent les patients asthmatiques à arrêter leur traitement par corticoïdes inhalés de leur propre initiative et à se contenter – à tort – de prendre le traitement d’urgence (bronchodilatateur de courte durée d’action) quand ils sont gênés pour respirer. A l’arrêt du traitement de fond (corticoïdes inhalés) l’inflammation des bronches réapparaît lentement, d’abord à bas bruit sans symptômes, puis insidieusement avec des symptômes de plus en plus importants, jusqu’à une crise qui peut mettre en danger la vie du patient.

LES CORTICOÏDES INHALES, pierre angulaire du TRAITEMENT de FOND de l’ASTHME doivent impérativement être poursuivis. Les pneumologues et les allergologues sont unanimes : tout patient asthmatique ayant un traitement de fond par corticoïdes inhalés doit le maintenir, même en période de pandémie au Covid-19.

Société de Pneumologie de Langue Française : La Société de Pneumologie de Langue Française tient à souligner que les personnes souffrant d’une maladie respiratoire chronique (asthme, BPCO, autre) qui reçoivent un traitement par corticoïde inhalé ou oral ne doivent pas l’interrompre sans l’avis de leur pneumologue ou de leur médecin traitant, au risque de déstabiliser leur maladie. http://splf.fr/wp-content/uploads/2020/03/communique-de-presseSPLF-2020-03-15.pdf

Société Pédiatrique de Pneumologie et Allergologie : pas d’arrêt des traitements de fond (de tous les jours) à base de corticoïdes. L’arrêt des corticoïdes inhalés exposerait à la survenue d’une crise d’asthme. L’arrêt des corticoïdes oraux exposerait à une rechute de votre maladie respiratoire si elle nécessite ce type de traitement de fond.https://www.sp2a.fr/spa_actualites/comment-gerer-le-traitement-par-corticoides-chez-votre-enfant-atteint-dune-maladie-respiratoire-chronique-2/

Société Française d’Allergologie : Les traitements indispensables de l’allergie respiratoire sont les antihistaminiques dans la rhinite, mais également les traitements permettant de contrôler l’inflammation et notamment les corticoïdes locaux inhalés pour l’asthme et/ou au niveau du nez pour la rhinite. Le contrôle de ces maladies allergiques est essentiel pendant l’épidémie de COVID-19.  Il est donc nécessaire de poursuivre tous ces traitements en période épidémique de COVID-19 afin de garder le contrôle des maladies allergiques respiratoires.

Tous les traitements de fond de l’asthme doivent être maintenus pendant la période de l’épidémie et adaptés pour que l’asthme soit parfaitement contrôlé, Notamment, le traitement de fond par corticoïdes inhalés. La corticothérapie orale au long cours doit comme habituellement être maintenue à la dose minimale efficace pour contrôler l’asthme et doit être poursuivie si elle est nécessaire pour conserver un bon contrôle de l’asthme.

https://www.dropbox.com/s/zd7y0a4nnszm9xt/G2A%20covid%20et%20asthme_CRISALIS.pdf?dl=0

Fédération Française d’Allergologie : tous les asthmatiques sont invités à poursuivre la prise de leur traitement par corticoïdes inhalés. Il est indispensable pour les patients asthmatiques de continuer à se traiter pour que leur maladie soit contrôlée. La FFA souhaite également rassurer les asthmatiques sur le fait que l’asthme n’est pas un facteur de risque de développer des formes plus sévères de COVID-19 les conduisant en réanimation, si l’asthme est bien contrôlé notamment par les corticoïdes inhalés. https://syfal.net/2020/03/13/covid19-et-asthme-precisions-de-la-federation-francaise-dallergologie/

RAPPELS IMPORTANTS : 

LES BRONCHODILATATEURS inhalés, indispensables pour soulager les symptômes d’ASTHME doivent être pris en cas de CRISE, et doivent être RENFORCÉS en cas de CRISE PLUS IMPORTANTE que d’HABITUDE, avec appel au 15 en cas d’aggravation.

Une personne asthmatique qui n’a pas les symptômes du Covid-19 doit impérativement poursuivre son traitement de fond habituel (corticoïde inhalé). S’il ressent un essoufflement ou une gêne respiratoire anormale : prendre son bronchodilatateur sans attendre et renouveler plusieurs fois les bouffées si nécessaire (jusqu’à 10 bouffées toutes les 20 minutes). Si pas d’amélioration ou si aggravation des signes > appeler le 15. Ces recommandations s’adressent à tous les asthmatiques, y compris hors période d’épidémie Covid-19, lorsque survient une crise, plus importante qu’à l’accoutumée. Ne pas se rendre à l’hôpital par ses propres moyens, mais attendre les secours.

Consulter la rubrique « Jamais banale, une crise d’asthme peut être une urgence vitale, demandez votre carte « crise d’asthme – agir ! » » : sur le site internet de l’Association Asthme & Allergies : https://asthme-allergies.org/asthme/#1492184100579-a5437e54-0e20

Recommandations pour les personnes asthmatiques sans symptômes de Coronavirus :

Au cours des derniers jours / dernières semaines :

. si le recours au bronchodilatateur a été nécessaire plus souvent que d’habitude,

. s’il est arrivé d’être réveillé la nuit par une gêne respiratoire,

ces signes montrent que l’asthme n’est pas contrôlé et que l’état respiratoire se dégrade. Il faut absolument consulter le médecin traitant ou le pneumologue. En cas d’urgence : crise que ne passe pas malgré le bronchodilatateur, essoufflement inhabituel, oppression, gêne respiratoire importante > appeler le 15.

Une personne asthmatique et/ou allergique qui présente des symptômes du Covid-19 (fièvre, toux, maux de tête, perte du goût ou de l’odorat) doit joindre son pneumologue ou son médecin pour avis.

Dans l’attente de la consultation (ou téléconsultation) : prendre son bronchodilatateur sans attendre et renouveler plusieurs fois les bouffées si nécessaire (jusqu’à 10 bouffées toutes les 20 minutes). S’il ressent une dégradation de ses capacités respiratoires, une oppression thoracique, un essoufflement important > appeler le 15.

Pour tous renseignements sur les médicaments (autorisés/non-autorisés) en période de Coronavirus : https://www.covid19-medicaments.com/

En cette période de pandémie, outre la question des traitement médicamenteux, de nombreuses attitudes reposant sur des CROYANCES et des IDÉES REÇUES aboutissant à des COMPORTEMENTS NÉFASTES METTENT EN DANGER les malades :

LES HUILES ESSENTIELLES, ASSAINISSANTS, ENCENS, DESODORISANTS sont strictement à proscrire car ils sont irritants et potentiellement allergisants

A tout moment, même hors période de pandémie, les huiles essentielles, qu’elles soient brûlées pour « assainir l’air » ou désodoriser, appliquées sur la peau ou utilisées pour confectionner des produits ménagers sont potentiellement dangereuses car sources d’irritation, particulièrement chez les personnes allergiques ou asthmatiques. Elles peuvent en effet déclencher une irritation des bronches, une gêne respiratoire, voire de franches crises d’asthme. A longueur d’année, les pneumologues et les allergologues voient arriver au cabinet ou à l’hôpital des malades dont les symptômes ont été déclenchés par ces pratiques.

Même chose pour les encens, papier d’Arménie, lampes Berger, bougies, parfums d’ambiance, désodorisants et autres substances équivalentes : aucun n’a démontré une quelconque preuve scientifique ou médicale d’efficacité, mais bien pire : ils sont irritants voire allergisants. Contrairement aux idées reçues, tout ce qui est « naturel » n’est pas dénué de danger potentiel. En conclusion : tous sont à proscrire si l’on est allergique et/ou asthmatique.

Ces derniers jours, les appels au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service pointent l’inquiétude qui perdure à propos des symptômes : COMMENT NE PAS CONFONDRE LES SYMPTÔMES RESPIRATOIRES DU COVID-19 AVEC CEUX D’UNE CRISE D’ASTHME ?

Comment différencier les SYMPTÔMES d’ASTHME/ALLERGIES et ceux du CORONAVIRUS

Dans le cas de l’asthme, les symptômes courants sont : essoufflement, difficultés à respirer, toux.

En principe, ces symptômes sont rapidement soulagés par l’inhalation d’un bronchodilatateur.

En aucun cas l’asthme n’a pour symptômes : fièvre, maux de tête, perte du goût ou de l’odorat, fatigue très importante, ce qui est fréquemment le cas en revanche si l’on a contracté le Covid-19.

Un autre élément important est le caractère inhabituel des symptômes : si on a l’impression que la toux ou que la gêne respiratoire n’est pas comme d’habitude, il ne faut pas hésiter à contacter son médecin ou son pneumologue.

Dans le cas des allergies, les symptômes courants sont : rhinite et conjonctivite. Il peut y avoir une gêne respiratoire associée, équivalent à de l’asthme (sifflements dans la poitrine, toux plutôt sèche, pouvant se manifester la nuit, qui augmente avec le rire, à l’exercice… C’est une manifestation respiratoire de l’allergie la plupart du temps améliorée par l’inhalation d’un bronchodilatateur.

En aucun cas les allergies n’ont pour symptômes : fièvre, maux de tête, perte du goût ou de l’odorat, fatigue très importante, ce qui est fréquemment le cas en revanche si l’on contracté le Covid-19.

Les personnes allergiques (pollens, poils d’animaux, acariens…) doivent prendre leur antihistaminique habituellement prescrit, ou demander conseil au pharmacien, habilité à délivrer sans ordonnance un tel traitement. Actuellement, en période de confinement, les médecins généralistes, allergologues et pneumologues continuent d’assurer leurs consultations à distance, et recommandent aux patients de ne pas attendre pour prendre rendez-vous si le besoin s’en fait ressentir.

QUESTIONS-RÉPONSES :

Allergie et infection Covid-19 ont-ils des symptômes communs ? Comment les différencier ?

Rhinite et toux sont des symptômes communs à ceux du Covid-19 et à l’allergie. De plus, la période de cette épidémie coïncide avec la saison pollinique des arbres, ce qui peut entrainer le déclenchement des deux pathologies. Toutefois il existe le plus souvent un contexte aidant au diagnostic: d’une part des signes positifs en faveur d’une allergie : la saisonnalité, la similarité des symptômes avec ceux ressentis les années précédentes, les démangeaisons au niveau des yeux ou du nez, mais surtout est en faveur d’une allergie l’absence d’autres signes plus typiques du Covid-19 : l’anosmie (perte de l’odorat) agueusie (perte du goût) sans obstruction nasale (nez bouché), la fièvre, les douleurs musculaires, les maux de tête, les frissons, la toux sévère, les douleurs dans la poitrine, l’essoufflement, les signes digestifs (diarrhées, nausées), la perte d’appétit, etc.

Quelle différence entre l’anosmie (perte d’odorat) brutale en cas d’infection Covid-19 et la perte d’odorat des rhinites allergiques ?

La perte ou diminution de l’odorat avec obstruction nasale (nez bouché) en cas d’allergie est bien connue et reconnue par les patients allergiques habitués à leurs symptômes. L’anosmie (perte de l’odorat), l’agueusie (perte du goût) sans obstruction nasale n’existent pas dans l’allergie et peuvent donc signifier qu’on a contracté le Covid-19. En cas de doute, il faut impérativement rechercher l’existence ou l’absence d’obstruction à l’interrogatoire (en vidéo-consultation, on peut si besoin faire un test avec un miroir positionné horizontalement sous les narines, la présence de buée en expirant par le nez montre que l’obstruction n’est pas totale). L’équation à retenir est : agueusie/anosmie sans obstruction = Covid-19

J’ai des allergies aux pollens, et en ce moment j’ai la sensation d’avoir les bronches qui me brûlent. Pourquoi ? 

Quand on parle d’allergies aux pollens, on entend symptômes de rhinite avec des éternuements, le nez qui coule, qui gratte, les yeux qui pleurent. Si les bronches brûlent, c’est lié soit à un asthme associé aux allergies, soit à une toux liée à une infection par le Coronavirus. De plus, il est possible que l’anxiété liée à l’épidémie de Covid-19 majore les sensations respiratoires de type brûlures, sensation d’étouffement, etc. Le Covid-19 donne une toux en début d’infection. Et surtout de la fièvre, même si elle n’est pas très élevée, c’est un des signes présents dans 99 % des cas de Covid-19 symptomatique. Les allergies aux pollens peuvent aussi donner de la toux, des crises d’asthme, mais jamais de fièvre. Pour lever le doute, le mieux est d’en discuter avec l’allergologue ou le médecin traitant.

Chaque année au printemps, j’ai des allergies, avec le nez qui coule et des difficultés pour respirer. Mais là, c’est plus important que d’habitude. Est-ce dû à l’épidémie de Coronavirus ? 

NON clairement NON, c’est dû au fait qu’il fait très beau et chaud depuis le début du confinement, et qu’il y a donc à une pollinisation accrue par rapport à d’autres printemps. C’est aussi dû au fait que toutes les personnes qui ont un jardin passent du temps dehors tous les jours, beaucoup plus que lorsqu’ils vont au travail ou à l’école. 

L’année dernière, j’ai eu des allergies de printemps avec un traitement antihistaminique. Cette année ça recommence. Est-ce que je dois reprendre des médicaments ?

OUI bien entendu. Si les symptômes liés aux pollens sont de nouveau présents, il FAUT prendre son traitement antihistaminique, gouttes nasales et oculaires si besoin, et son traitement inhalé pour l’asthme si on est atteint au niveau bronchique. Il n’y a aucune contre-indication à prendre ces traitements, bien au contraire. Cela ne protège pas du Coronavirus, mais ça calme les symptômes et ça protège les bronches.

Je vais devoir reprendre le travail après le 11 mai. Est-ce qu’à cause de mon asthme je suis davantage « à risque » que les autres ?

Il n’est pas possible d’apporter une réponse tranchée : cela dépend de votre âge, de votre traitement de fond, de l’importance de vos symptômes, des résultats de vos mesures du souffle. 

J’ai un asthme sévère et j’ai parfois dû aller à l’hôpital pour des crises graves. Mon fils va reprendre le collège après le 11 mai. Il risque de ramener le Coronavirus à la maison. Est-ce dangereux pour moi ? Comment m’en protéger ?

Oui en effet, le risque n’est pas chiffrable mais la reprise du collège augmente la possibilité qu’il soit contaminé. Les mesures barrières sont indispensables au collège lors de la reprise des cours (masques, distanciation sociale en cours et à la cantine, lavages des mains …) et au domicile à son retour des cours. Il est très important que votre asthme soit équilibré, et vous devez demander conseil à votre médecin au moindre doute.

Je suis allergique et asthmatique. J’ai attrapé le Coronavirus il y a 3 semaines. Ça va bien maintenant, mais j’ai toujours « mal aux bronches ».  Est-ce dû à mon asthme ?

La persistance des douleurs peut être liée à une réactivité bronchique anormale susceptible de perdurer plusieurs semaines après l’infection à Coronavirus, ou à une poussée de votre asthme après cette infection. Il faut contacter votre médecin pour en discuter avec lui et décider de la conduite à tenir.

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Les recommandations des pneumologues et des allergologues
Les réponses aux questions posées par les patients et leur entourage

Depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, l’Association Asthme & Allergies diffuse des Communiqués régulièrement mis à jour pour faire le point sur les risques encourus par les personnes asthmatiques et/ou allergiques, et apporter des réponses aux questions les plus fréquemment posées au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21.

Ces questions-réponses sont également mises en ligne sur son site www.asthme-allergies.org

Ces derniers jours, les questions et les inquiétudes des appelants au Numéro Vert portent particulièrement sur le confinement et ses répercussions sur l’air qu’on respire chez soi.

QUESTIONS-RÉPONSES :

Je suis allergique aux pollens et très gêné dès que je mets un pied dehors, avec le nez qui coule et les yeux qui pleurent. Du coup, je n’ose pas aérer chez moi. Que faire ?

Tout d’abord, concernant le risque de contagion, ne craignez rien : le virus ne rentrera pas par votre fenêtre, car il ne reste pas en suspension dans l’air extérieur : les particules microscopiques sont très rapidement dispersées par le vent et les courants d’air. En période de confinement, il faut plus que jamais aérer suffisamment votre logement. Cela permet de renouveler l’oxygène et aussi d’éliminer les allergènes de l’environnement intérieur : poussière, acariens, poils d’animaux, spores de moisissures… Vous devez aérer votre logement 10 à 15mn : le matin avant 10h et le soir après 16h pour éviter les heures où les particules de pollens sont les plus nombreuses dans l’air. Pour connaître la présence de pollen dans l’air de votre région, vous pouvez vous rendre sur le site du RNSA (www.pollens.fr)

J’ai une VMC chez moi, comment savoir si elle fonctionne correctement ?

Vous pouvez vérifier son bon fonctionnement en posant une feuille de papier toilette ou un mouchoir en papier fin. S’il est « aspiré » et qu’il reste « collé », c’est que votre système aspire bien. Pensez à vérifier également que les arrivées d’air, en haut des fenêtres et portes-fenêtres, ne sont pas bouchées.

Les purificateurs d’air sont-ils utiles pour lutter contre le Coronavirus ?

La transmission par voie respiratoire se fait par l’inhalation de gouttelettes expulsées par le malade, par exemple, quand il tousse ou éternue. Les coronavirus survivent quelques heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours. La durée de survie est conditionnée par plusieurs paramètres comme le type de support, l’humidité résiduelle, la température, la quantité de liquide biologique et la concentration virale initiale. Concernant l’utilisation de systèmes d’épuration d’air, l’expérience a montré une absence d’efficacité clinique vis-à-vis de la diffusion de cas de bronchiolites, dues au virus respiratoire syncitial, dont le mode de transmission est similaire au coronavirus.

J’ai une allergie aux acariens, comment faire mon ménage sans risquer de déclencher une crise d’asthme ?

Commencez par ouvrir vos fenêtres pendant la durée du ménage et si vous le pouvez, protégez votre visage avec un masque en tissu. Pour faire les poussières, utilisez un chiffon humide et évitez tous les produits aérosols et les lingettes imprégnées nettoyantes, car cela favorise l’inhalation de particules pouvant être néfastes pour la santé. Pour le sol, évitez le balai qui fait remonter la poussière dans l’air, et utilisez plutôt l’aspirateur (de préférence aspirateur muni d’un filtre HEPA – Haute Efficacité pour les Particules Aériennes 13 ou 14), puis une serpillère humide. Attention également aux produits d’entretien : choisissez de préférence ceux portant un label « NF environnement » ou « Écolabel » qui contiennent moins de substances irritantes pour vos bronches. Si possible, demandez à votre conjoint(e) de faire le ménage à votre place, et profitez-en pour sortir (tout en respectant les consignes : attestation, durée, etc.)

Mon petit garçon est fortement allergique aux acariens, et j’ai remarqué que depuis l’épidémie de Covid-18 il était souvent plus essoufflé. Est-ce que ça peut avoir un rapport avec le confinement ?

Avec l’épidémie de Covid-19 et l’obligation de rester chez soi, il est probable qu’il passe davantage de temps sur son lit et peut-être aussi sur le canapé, les fauteuils… qui contiennent des acariens. Idéalement, son matelas doit être équipé d’une housse anti-acariens validée. Si ce n’est pas le cas, il faut procéder à un bon ménage avec l’aspirateur : retirez d’abord tous les draps et alèses, puis aspirez soigneusement tout le matelas (dessus, dessous) avec l’embout-suceur de l’aspirateur (de préférence aspirateur muni d’un filtre HEPA – Haute Efficacité pour les Particules Aériennes 13 ou 14). Faites de même avec les canapés, fauteuils, poufs, coussins. Si vous avez des tapis, aspirez-les, secouez-les à la fenêtre et exposez-les au soleil. Vous devez changer et laver (à 60°C) les draps et housses de couette 1 fois par semaine. Pour les oreillers, couettes, couvertures, oreillers, coussins : s’ils ne sont pas équipés de housse anti-acariens validées, il faut les laver en machine tous les 3 mois. Pareil pour les peluches. Et bien sûr, pensez à aérer au moins deux fois par jour la chambre et les autres pièces, pendant 10 à 15mn (évitez de le faire entre 10h et 16h pour ne pas faire rentrer les pollens dans ce créneau où ils sont plus nombreux dans l’air extérieur).

Peut-on utiliser de l’eau de Javel pour tout désinfecter ?

L’eau de Javel est connue pour ses propriétés désinfectantes sur les sols, sanitaires, éviers, certains revêtements mobiliers, etc. Tout d’abord il ne faut jamais l’utiliser pure, mais toujours diluée (1/10) dans de l’eau froide. Mais, n’abusez-pas de l’eau de Javel – même diluée – car elle peut être irritante. Et pensez à aérer au moment de son utilisation !

Attention : ne mélangez jamais l’eau de Javel avec d’autres produits car ça peut être très dangereux. Ne diluez l’eau de Javel qu’avec de l’eau froide. Ne l’utilisez-pas sur la peau, les aliments, les animaux…

Je suis allergique aux poils de mon chat. En temps normal, je prends un traitement et ça va bien. Mais depuis le confinement, je recommence à éternuer et à avoir de l’asthme. Que puis-je faire ?

Les personnes qui ont habituellement des allergies aux poils d’animaux peuvent voir leurs symptômes d’allergie augmenter du fait de rester enfermées chez elles. La première chose à faire est d’aérer au maximum votre logement, plusieurs fois par jour, aussi fréquemment que possible. N’hésitez-pas à passer l’aspirateur 1 fois par jour, pour éliminer au maximum la poussière et les poils, ou procédez à un balayage humide. Si vous disposez d’une chambre à part, interdisez son accès à votre chat. S’il a l’habitude d’aller sur les fauteuils et les canapés, recouvrez-les d’un tissu que vous pourrez secouer par la fenêtre et laver régulièrement. Si vos symptômes semblent s’aggraver, il faut contacter votre médecin ou votre allergologue car votre état nécessite peut-être que votre traitement soit adapté.

L’allergologue m’a détecté une allergie aux moisissures. Je voudrais savoir comment faire pour ne pas en avoir chez moi

Pour lutter contre les moisissures, il faut combattre l’humidité dans les lieux clos. Prenez votre douche rapidement pour éviter que l’humidité n’y reste. Evitez les bains qui dégagent beaucoup de vapeur. Si vous avez la chance d’avoir une fenêtre dans votre salle de bain, aérez le plus souvent possible. Après la douche, passez l’éponge y compris sur les murs, pour absorber au maximum l’humidité. S’il y a des moisissure apparentes, il faut avant tout trouver la cause (fuite, joint abîmé, ventilation défectueuse…) et

la réparer. Eliminez les moisissures avec une éponge et du liquide vaisselle (choisi parmi les liquides estampillés d’un logo « NF-environnement » ou « Eco label ». Les nouvelles recommandations ne conseillent

plus d’utiliser l’eau de Javel, qui pose trop de problèmes respiratoires aux asthmatiques. Pour faire sécher votre linge, si vous n’avez pas la chance de pouvoir le faire sécher dehors, dans un jardin ou sur un balcon, ouvrez la fenêtre afin de ne pas garder d’humidité dans votre logement.

J’ai des cafards dans ma cuisine, est-ce qu’ils peuvent augmenter mes allergies ? Comment m’en débarrasser ?

Les cafards sont réputés pour être particulièrement allergisants, pouvant entraîner des allergies respiratoires, des rhinites ou de l’asthme. Ils sont attirés par la nourriture, les restes minuscules qui peuvent être tombés à terre, le contenu des poubelles, les aliments stockés et mal refermés, les gamelles des chiens et chats… Pour lutter contre les cafards (ou blattes), vous devez tout d’abord procéder à un bon nettoyage de la cuisine. Pour ne pas les attirer, placez vos denrées alimentaires à l’abri dans des boites hermétiques et dans des placards bien fermés, ne laissez jamais traîner de vaisselle sale. Utilisez des sacs placés dans des poubelles fermées par un couvercle et jetez-les ensuite rapidement dans les bacs à ordures ménagères. Puis repérez si possible par quel(s) endroit(s) ils pénètrent chez vous (angles des plafonds, sols, tuyauteries, grilles d’aération) et bouchez les trous. Si nécessaire, placez un morceau de tulle ou de moustiquaire sur les grilles d’aération pour conserver leur fonctionnement mais empêcher le passage des insectes. N’utilisez pas de sprays, mais plutôt des gels, ou des poudres. Vous pouvez aussi fabriquer vous-même votre « anti-cafards ». Par exemple, mélangez 3 sachets d’acide Borique (que l’on trouve en pharmacie) + 1 ou 2 œufs cuits ou crus + 6 pommes de terre cuites. En faire des petites boulettes, et les disposer sur le passage des insectes (derrière le réfrigérateur, la cuisinière, etc…). Attention, tenir hors de la portée des jeunes enfants !

Je voudrais profiter du confinement pour refaire les peintures de mon séjour et rajeunir quelques meubles. Comment me protéger pour ne pas inhaler de substances ?

Pour la peinture, vous devez choisir une peinture notée A+ c’est à dire sans ou avec très peu de COV (Composés Organiques Volatils). Aérez au maximum pendant et après les travaux, et protégez-vous avec un masque : cette recommandation est impérative, un tissu ne peut être suffisamment efficace. Si vous n’avez pas de masque en cette période où ils manquent, abstenez-vous de peindre. Ce sont les mêmes recommandations pour tous les travaux de bricolage du même type : colles, mastiques, solvants, vernis, vitrifiants, cires, décapants, diluants, laques… sont très irritants et sont déconseillés si vous êtes allergique ou asthmatique, d’autant plus si vous ne pouvez aérer correctement.

Les plantes dépolluantes sont-elles efficaces pour améliorer la qualité de l’air intérieur et lutter contre le Coronavirus ?

Si vous êtes allergique, méfiance ! Les plantes ne sont absolument pas dépolluantes, bien au contraire. Certaines d’entre elles peuvent être source de réactions allergiques, comme par exemple le ficus Benjamina. Allergique ou non, n’oubliez-pas de retourner régulièrement la terre, afin d’éviter l’installation de moisissures à la surface des pots. Quant à permettre de lutter contre le Coronarivus, certainement pas : aucune plante n’a a priori la faculté de désinfecter l’air ambiant et de tuer les virus.

J’ai entendu dire qu’on pouvait assainir l’air de la maison avec de l’encens, est-ce vrai ?

Non. Il faut éviter les encens, papier d’Arménie, lampes Berger, bougies parfumées, huiles essentielles, pots-pourris, parfums d’ambiance, désodorisants… qui ne font que libérer des particules indésirables dans votre air intérieur (COV Composés Organiques Volatiles, formaldéhydes…)

Vous avez d’autres questions ? Posez-les par mail : contact@asthme-allergies.asso.fr nous les transmettrons à notre Conseillère Médicale en Environnement Intérieur qui vous répondra individuellement.

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Les recommandations des pneumologues et des allergologues
Les réponses aux questions posées par les patients et leur entourage

Depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, l’Association Asthme & Allergies diffuse des Communiqués régulièrement mis à jour pour faire le point sur les risques encourus par les personnes asthmatiques et/ou allergiques, et apporter des réponses aux questions les plus fréquemment posées au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21.

Ces questions-réponses sont également mises en ligne sur son site www.asthme-allergies.org

Mise au point des Pneumologues de l’Association Asthme & Allergies à propos de la Cortisone par voie orale en cas d’exacerbation de l’asthme ou d’asthme sévère

Contrairement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (dits « AINS » tels que l’aspirine ou l’ibuprofène), les corticoïdes par voie générale (Solupred, Celestene, Prednisolone, Prednisone…) ne sont pas associés à une aggravation des infections par le SRAS-COVID2 (COVID 19).

Il est donc important de garder la même attitude que d’habitude vis-à-vis des crises et exacerbations d’asthme, et de les traiter par quelques jours de corticoïdes par voie générale.

En effet :

– une infection COVID19 chez l’asthmatique sera d’autant moins grave que l’asthme est stabilisé.
– il faut éviter plus que jamais les hospitalisations dans le contexte épidémique (risque de contamination et manque de place en réanimation).

Ces recommandations s’appuient sur la position du groupe de travail Asthme et Allergies de la SPLF – Société de Pneumologie de Langue Française – sur la prise en charge des asthmatiques pendant l’épidémie de COVID-19.

QUESTIONS-RÉPONSES :

– Mon enfant a de l’asthme, avec un traitement bronchodilatateur + corticoïde inhalé. Le pédiatre a prescrit des comprimés de cortisone en cas d’aggravation soudaine. Est-ce dangereux s’il a contracté le Coronavirus sans le savoir ?

Les corticoïdes en comprimés pendant quelques jours doivent être pris en cas de déstabilisation de votre asthme comme d’habitude. Mais compte tenu de l’épidémie de coronavirus il est important et indispensable de recontacter votre pédiatre.

– Lorsque j’ai des crises d’asthme sévère, je dois prendre de la cortisone par voie orale pendant plusieurs jours. Mais en période de Coronavirus, que dois-je faire ?

Les corticoïdes en comprimés pendant quelques jours doivent être pris en cas de déstabilisation de votre asthme comme d’habitude. Mais compte tenu de l’épidémie de coronavirus il est important et indispensable de recontacter votre médecin.

– Je fais de l’asthme sévère et j’ai un traitement par cortisone en comprimés, car la cortisone inhalée ne me suffit pas. Est-ce que je dois arrêter ce traitement pendant l’épidémie de Coronavirus, au risque de faire une crise grave et de devoir être hospitalisée comme ça m’est déjà arrivé.

Non, il faut poursuivre le traitement de fond de la même façon, y compris avec les corticoïdes en comprimés pour ne pas risquer une hospitalisation.

L’Association Asthme & Allergies met en ligne régulièrement sur son site www.asthme-allergies.org des informations mises à jour ainsi que des réponses aux questions les plus fréquemment posées.

Son Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21 bien que parfois saturé, s’efforce de répondre au mieux aux inquiétudes des personnes asthmatiques et/ou allergiques.

Les connaissances et recommandations évoluent rapidement. Tenez-vous régulièrement informés via des sources scientifiques et officielles vérifiées :                                                             

. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
. https://www.santepubliquefrance.fr/

Pour tous renseignements sur vos médicaments (autorisés/non-autorisés) en période de Coronavirus : https://www.covid19-medicaments.com/

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Les recommandations des pneumologues et des allergologues Les réponses aux questions posées par les patients et leur entourage

Mise à jour du 27 mars 2020

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L’Association Asthme & Allergies a diffusé plusieurs Communiqués depuis le début de l’épidémie de Coronavirus, pour faire le point sur les risques encourus par les personnes asthmatiques et/ou allergiques, et apporter des réponses aux questions les plus fréquemment posées au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21.

Quelques rappels utiles : Il est très important de ne pas arrêter son traitement de fond contre l’asthme. Celui-ci repose sur les corticoïdes inhalés qui permettent de contrôler l’inflammation bronchique et de diminuer les exacerbations d’asthme.Par contre en cas de toux inhabituelle, de gêne respiratoire etde fièvre, ou de perte soudaine de l’odorat, il est en ce moment, indispensable de prendre avis auprès de son médecin avant de débuter un traitement de cortisone par voie orale (comprimés), car ces signes peuvent être ceux de l’infection par le Covid-19.

L’inquiétude des appelants au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service continue de porter particulièrement sur les signes respiratoires du Coronavirus et comment les différencier de ceux de l’asthme. Il faut rappeler qu’en cas de survenue de problèmes respiratoires chez les personnes qui se savent allergiques, il est important qu’elles soient attentives à bien évaluer la nature des symptômes ressentis et à ne penser au COVID-19 que si ces derniers sont différents de ceux habituellement ressentis. En effet, la période du printemps qui pose habituellement problème aux personnes allergiques avec l’arrivée des pollens : rhinite, conjonctivite et asthme provoquent fréquemment de la toux et des sifflements. Or ces symptômes peuvent être confondus avec ceux du COVID-19.

Rappelons aussi que les personnes ayant un asthme léger bien contrôlé ne nécessitant pas un traitement de fond, ne présentent probablement pas le même risque de complications que celles ayant un asthme sévère dont l’asthme est mal contrôlé malgré un traitement optimal. Les personnes souffrant d’asthme sévère font partie des personnes à risque.

Le Haut Conseil de la Santé Public a rendu un avis établissant des critères de vulnérabilité vis à vis du Coronavirus, et permettant d’identifier des personnes dont l’état de santé conduit au risque de développer une forme sévère de la maladie. Parmi celles-ci figure l’asthme sévère.

L’Assurance Maladie vient de mettre en place le téléservice https://declare.ameli.fr/ pour permettre aux personnes dont l’état de santé le justifie, de demander à être mis en arrêt de travail sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant. Attention, cette mesure ne s’adresse qu’aux personnes en ALD (Affection de Longue Durée).

LES SYMPTÔMES

Je suis très gêné pour respirer la nuit, et depuis quelques jours je suis obligé de répéter les bouffées de Ventoline, jusqu’à 7 bouffées par nuit. Asthmatique depuis de nombreuses années, je m’inquiète car ce ne sont pas les mêmes sensations de gêne respiratoire que d’habitude. Est-ce le Coronavirus ?

Si les sensations ne sont pas habituelles, il est indispensable de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une infection au Coronavirus surtout s’il y a également de la fièvre, une toux sèche sous forme de quintes ou si la gêne respiratoire n’est pas soulagée par la Ventoline.

Je fais des crises d’asthme plus souvent que d’habitude, calmées par la Ventoline, mais au bout de 4 heures, je suis obligé d’en reprendre. De plus, je me sens fiévreux. Est-ce de l’asthme ou le Coronavirus ?

Si les symptômes semblent être les mêmes que ceux habituellement ressentis lors des crises d’asthme (même s’ils sont plus forts que d’habitude) c’est probablement parce que l’asthme se dégrade, et il ne faut pas rester dans cette situation. Il est nécessaire de faire appel à un médecin pour évaluer les signes d’aggravation et renforcer le traitement, surtout si vous ne prenez que de la Ventoline : un traitement anti-inflammatoire de fond est certainement nécessaire. Mais attention, si les symptômes sont différents (essoufflement inhabituel, fièvre, maux de tête, toux, courbatures) il faut alors vérifier qu’il ne s’agit pas d’une infection à Coronavirus : contactez votre médecin.

Je suis asthmatique avec un traitement de fond par cortisone inhalée depuis plusieurs mois et jusqu’ici tout allait bien sans crise.  Mais depuis 10 jours j’ai des difficultés à respirer. Est-ce que je dois prendre aussi de la Ventoline.

Oui, il faut bien sûr prendre de la Ventoline comme l’a certainement déjà prescrit le médecin traitant. Les bronchodilatateurs (Airomir, Bricanyl Turbuhaler, Salbutamol, Ventilastin, Ventoline) ne présentent pas de risques, ni de dangerosité et doivent être utilisé rapidement en cas de symptômes d’asthme. Attention cependant : s’il y a de la fièvre, des courbatures, maux de tête, toux… ça peut être dû au Covid-19. Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à appeler un médecin.

J’ai la sensation d’avoir les bronches qui me brûlent. C’est de l’allergie ou le Coronavirus ?

S’il n’y a ni fièvre ni toux, il n’y a pas lieu d’évoquer le Covid-19. En cette saison où les pollens sont nombreux, il peut s’agir d’une allergie. Mais si on n’est pas habituellement sujet aux allergies printanières et si on a le moindre doute, il faut prendre un avis médical.

LES TRAITEMENTS / LA CORTISONE

Mon enfant a de l’asthme avec un traitement bronchodilatateur + corticoïde inhalé. Le pédiatre a prescrit des comprimés de cortisone en cas d’aggravation soudaine. Est-ce dangereux s’il a contracté le Coronavirus sans le savoir ?

Si vous avez le moindre doute concernant une infection à Coronavirus il est important et indispensable de recontacter votre pédiatre avant de prendre le traitement par cortisone en comprimés. 

Je fais de l’asthme sévère et j’ai un traitement par cortisone en comprimés, car la cortisone inhalée ne me suffit pas. Est-ce que je dois arrêter ce traitement pendant l’épidémie de Coronavirus, au risque de faire une crise grave et de devoir être hospitalisée comme ça m’est déjà arrivé.

Il ne faut pas modifier votre traitement sans l’avis de votre pneumologue. La modification de votre traitement de fond est une décision médicale très difficile, et il est sûrement préférable de maintenir le contrôle de l’asthme avec la cortisone orale que de prendre le risque de déstabiliser votre asthme en l’arrêtant.

Je suis bientôt à court du traitement par cortisone inhalée et anti-histaminique que m’a prescrit mon médecin, mon pharmacien peut-il me le renouveler ?

Il est très important en effet de continuer votre traitement et de ne surtout pas l’interrompre. Vous pouvez contacter votre médecin traitant ou votre pneumologue mais depuis la mise en place des mesures de confinement, les pharmaciens sont autorisés à renouveler les traitements pour les maladies chroniques (dont l’asthme). Vous devez lui apporter votre dernière ordonnance sur laquelle figure le nom du/des médicaments à renouveler. Il vous les délivrera alors. L’ordonnance sera régularisée par votre médecin, plus tard, après la période de confinement.

LE CONFINEMENT / LES SORTIES

Je suis asthmatique, est-ce que je dois aller faire mes courses ou demander à mes proches ?

Si votre asthme est bien contrôlé et qu’il ne s’agit pas d’un asthme sévère, vous pouvez faire vos courses de première nécessité. Mais n’allez-pas chaque jour acheter votre baguette de pain par exemple. Faites votre ravitaillement 1 fois par semaine au maximum afin de ne pas vous exposer au Covid-19 et de ne pas faire courir de risques aux autres si vous êtes porteur du virus sans le savoir. En cas de difficulté, selon l’âge ou un éventuel handicap, vous pouvez faire appel à un proche pour faire les courses à votre place. Il devra si possible déposer vos courses sans rentrer dans votre habitation ou respecter la distance recommander de 1m et rester chez vous le moins longtemps possible.

J’ai des difficultés à respirer à cause du confinement car je suis allergique aux acariens, au chat (j’en ai un à la maison), aux moisissures. Que faire ?

Les personnes qui ont habituellement des allergies aux acariens, aux poils d’animaux, aux moisissures, peuvent voir leurs symptômes d’allergie augmenter du fait de rester enfermées chez elles. La première chose à faire est d’aérer son logement au maximum, plusieurs fois par jours, aussi fréquemment que possible. Passez l’aspirateur plus souvent que d’habitude afin d’éliminer au maximum la poussière et les poils, ou mieux encore : lavez le sol avec une serpillère ou procédez à un balayage humide.

Pour lutter contre les acariens, notamment dans la literie : si vous en avez la possibilité, mettez une housse anti-acariens intégrale sur votre matelas. Lavez 1 fois par semaine vos draps à 60°C. Ouvrez la fenêtre quand vous faites sécher votre linge afin de ne pas garder d’humidité dans votre logement, l’idéal étant de le faire sécher sur le balcon ou dans un sèche-linge). Dans la salle de bain, prenez votre douche rapidement pour éviter que l’humidité n’y reste. Evitez les bains qui dégagent beaucoup de vapeur. Après la douche, passez l’éponge y compris sur les murs, pour absorber au maximum l’humidité. S’il y a des moisissure apparentes, éliminez-les avec une éponge et du liquide vaisselle (choisi parmi les liquides estampillés d’un logo « NF-environnement » ou « Eco label. Les nouvelles recommandations ne conseillent plus d’utiliser l’eau de Javel, qui pose trop de problèmes respiratoires aux asthmatiques. Si possible, roulez vos tapis et placez-les dans un endroit où ils pourront rester sans vous exposer à la poussière. Si vous disposez d’une chambre séparée, interdisez au chat d’y rentrer. S’il va se coucher sur le canapé ou sur les fauteuils, disposez un tissu que vous pourrez laver régulièrement.

LE TRAVAIL

Je continue à travailler en milieu scolaire pour assurer l’accueil des enfants de soignants. Je viens d’apprendre que l’une de mes collègues a été contrôlée positive au Covid-19. Etant asthmatique, je suis très inquiète, même si pour l’instant je n’ai pas de symptômes particuliers. Que dois-je faire ?

Si c’est une collègue avec laquelle vous avez été en contact rapproché, il est probable que des mesures vont vous être indiquées par votre établissement : vous devez vous mettre en confinement et appliquer toutes les consignes d’éloignement, de lavage des mains et de désinfection surtout vis à vis de vos proches, surveiller votre température, et en cas de doute ou d’apparition de symptômes, appeler votre médecin traitant ou le 15. Surtout, continuez de bien prendre régulièrement votre traitement inhalé pour l’asthme qui n’est pas contre-indiqué même en cas d’infection à coronavirus.

LA DÉSENSIBILISATION

– Je suis en cours de désensibilisation depuis plusieurs mois. Est-ce que je dois continuer ?

– Est-ce que je risque quelque chose si je décide d’arrêter ma désensibilisation pendant quelques semaines, pour reprendre une fois que le confinement sera terminé ?

Pour la désensibilisation il y a plusieurs cas possibles :

1) Si vous êtes atteints par le Covid-19, arrêtez votre désensibilisation le temps d’être guéri.

2) Si vous n’avez pas de signes d’infection par le Covid-19 :

     – Si vous avez une désensibilisation en cours, que cette désensibilisation est efficace et bien tolérée, sans effets locaux importants (comme des irritations ou gonflement sous la langue), il n’y a pas de raison de l’interrompre d’après les données actuelles, mais l’idéal est de prendre l’avis de votre allergologue (ils sont nombreux à proposer des téléconsultations pendant cette période de confinement)

    – Si votre désensibilisation vous provoque des réactions plus importantes, et que vous ne pouvez pas joindre votre allergologue, il est préférable de l’interrompre le temps de l’épidémie, puis ensuite de reprendre progressivement avec les conseils de votre allergologue. Une interruption de quelques semaines n’est pas catastrophique, on peut ensuite reprendre progressivement sans perdre le bénéfice du traitement.

   – Si vous deviez démarrer une désensibilisation, mieux vaut différer le début du traitement et attendre la fin de l’épidémie.

Enfin, pour les autres traitements, vous pouvez prendre des antihistaminiques (le cas échéant, votre pharmacien peut vous conseiller), vous pouvez – et vous devez – continuer vos traitements de fond inhalés pour l’asthme. Pour les sprays à pulvériser dans le nez, vous pouvez les continuer s’ils vous sont habituellement prescrits, mais si vous constatez une perte d’odorat alors que votre nez n’est pas spécialement bouché, contactez votre médecin car ça peut être l’un des symptômes du Coronavirus.

Les connaissances et recommandations évoluent rapidement. Tenez-vous régulièrement informés via des sources scientifiques et officielles vérifiées :                                                              
. https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus
. https://www.santepubliquefrance.fr/

Pour tous renseignements sur vos médicaments (autorisés/non-autorisés) en période de Coronavirus : https://www.covid19-medicaments.com/

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COMMUNIQUÉ SUR LE CORONAVIRUS
(COVID19)
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Voila votre question est en attente, nos médecins vont y répondre dans les plus bref délais !

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et de vérifier si elle n’a pas déjà été posée.

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Les recommandations des pneumologues
Les réponses aux questions posées par les patients et leur entourage


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Rappel : dans son Communiqué du 13/03/2020 l’Association Asthme & Allergies a fait le point sur les risques encourus par les asthmatiques face à l’épidémie de Coronavirus et a apporté un éclairage utile. On sait que le bon contrôle des symptômes limite les risques de présenter une poussée inflammatoire d’asthme en cas d’infection virale. Il est donc très important de ne pas arrêter son traitement de fond contre l’asthme. Celui-ci repose sur les corticoïdes inhalés qui permettent de contrôler l’inflammation bronchique et de diminuer les exacerbations d’asthme.Par contre en cas de toux inhabituelle, de gêne respiratoire etde fièvre il est, en ce moment, indispensable de prendre avis auprès de son médecin avant de débuter un traitement de cortisone par voie orale. 

Depuis le durcissement des mesures visant notamment à restreindre les déplacements, les questions continuent d’affluer au Numéro Vert Asthme & Allergies Infos Service 0800 19 20 21. L’épidémie de coronavirus soulève un nombre important d’interrogations chez les personnes asthmatiques et/ou allergiques.

L’inquiétude des appelants porte particulièrement sur les signes respiratoires du Coronavirus et comment les différencier de ceux de l’asthme. En cas de survenue de problèmes respiratoires chez les personnes qui se savent allergiques, il est important qu’elles soient attentives à bien évaluer la nature des symptômes ressentis et à ne penser au COVID-19 que si ces derniers sont différents de ceux habituellement ressentis. En effet, la période du printemps qui pose habituellement problème aux personnes allergiques avec l’arrivée des pollens : rhinite, conjonctivite et asthme provoquent fréquemment de la toux et des sifflements. Or ces symptômes peuvent être confondus avec ceux du COVID-19.

Tous les asthmatiques ne présentent pas le même risque face à cette maladie virale qu’est le Coronavirus. Une personne qui a un asthme léger bien contrôlé ne nécessitant pas un traitement de fond, ne présente probablement pas le même risque de complications qu’un asthmatique sévère dont l’asthme est mal contrôlé malgré un traitement optimal. Les personnes souffrant d’asthme sévère font partie des personnes à risque.

A noter : le Haut Conseil de la Santé Public a rendu un avis établissant des critères de vulnérabilité vis à vis du Cornavirus, et permettant d’identifier des personnes dont l’état de santé conduit au risque de développer une forme sévère de la maladie. Parmi celles-ci figure l’asthme sévère.

L’Assurance Maladie vient de mettre en place le téléservice https://declare.ameli.fr/ pour permettre aux personnes dont l’état de santé le justifie, de demander à être mis en arrêt de travail sans passer par leur employeur ni par leur médecin traitant. Attention, cette mesure ne s’adresse qu’aux personnes en ALD (Affection de Longue Durée).


Il est primordial, comme pour le reste de la population, que les personnes souffrant d’asthme et d’allergies respectent scrupuleusement les recommandations obligeant à limiter les contacts, dans l’intérêt de tous, pour combattre l’épidémie.

En cas de symptômes pouvant être attribués à l’asthme et/ou au coronavirus (fièvre, toux, gêne respiratoire, courbatures) il faut téléphoner à son médecin traitant (médecin généraliste, pneumologue, pédiatre) ou appeler le Samu (15) et non-pas se précipiter chez son médecin ou aux urgences hospitalières, au risque de contribuer à la contamination ou d’engorger les services.

Rappelons que la plateforme téléphonique « Information Coronavirus COVID-19 0 800 130 000 » mise en place par le gouvernement répond aux questions non-médicales, tandis que le 15 (SAMU) est constitué de médecins régulateurs qui répondent aux questions purement médicales, et sont les seuls susceptibles de déclencher une prise en charge médicale si besoin.

Asthme, Allergies et Coronavirus : les questions les plus fréquentes

Depuis une semaine j’ai de l’asthme avec une légère gêne respiratoire sans autre symptôme. Puis-je prendre ma Ventoline comme d’habitude ? Ne risque-t-elle pas d’aggraver les choses si j’ai été contaminé par le coronavirus ? Dois-je contacter le 15 ?

Il est possible que votre gêne respiratoire provienne aussi de la concentration de pollens qui sévit actuellement. N’hésitez pas à prendre votre Ventoline et surveillez votre température si vous avez un doute. Il ne faut pas appeler le 15 mais votre médecin traitant.

Mon fils est asthmatique et il commence à tousser et renifler mais je pense que c’est peut-être dû aux allergies qui commencent ? Y a-t-il un vrai risque pour les enfants asthmatiques vis à vis du Covid 19 ?

D’après les études épidémiologiques publiées, les enfants semblent transmettre le virus sans en avoir les symptômes. C’est la raison pour laquelle il est recommandé qu’ils n’aillent pas rendre visite aux grands-parents.

Comment faire la différence entre les symptômes respiratoires dus aux allergies et ceux du Covid-19 ?

En cette période printanière, il y a beaucoup de pollens et nombreuses sont les personnes qui ont des poussées d’allergie : éternuements, rhinite avec écoulement clair, absence de fièvre et de maux de tête. La toux peut survenir chez les personnes prédisposées à l’asthme. Dans le cas d’atteinte par le Coronavirus, il y a de la fièvre, une toux sèche, une grande fatigue, des maux de tête, des courbatures. L’autre élément différenciant peut être le caractère inhabituel et différent de la toux par rapport aux années précédentes.

Je suis asthmatique depuis longtemps et je suis toujours sous bronchodilatateur + corticoïde inhalé. Grâce à ce traitement, je n’ai plus de crise depuis des années. Quels sont mes risques face au Covid-19 ?

Votre traitement vous convient parfaitement puisque votre asthme est bien équilibré. Si vos bronches n’ont pas d’inflammation et donc que votre asthme est bien contrôlé, il faut juste respecter les consignes d’évitement, de lavage des mains, de protection du nez (foulard ou tissu n’offrent pas de grande garantie mais c’est mieux que rien à défaut de masques disponibles). Surtout n’arrêtez pas votre traitement habituel. Le risque d’infection sévère se rapproche probablement de celui observé dans la population générale dans votre classe d’âge.

Je suis asthmatique depuis 20 ans avec traitement bronchodilatateur et traitement de fond (cortisone inhalée). Je travaille en supermarché. Dois-je aller travailler ?

Dans un premier temps il est important de poursuivre votre traitement de fond grâce auquel votre asthme est contrôlé. Pour travailler, en l’absence de masques disponibles, vous pouvez tenter de protéger vos voies respiratoires avec une écharpe et un foulard, mais qui n’offrent pas cependant la même protection. N’oubliez pas de vous laver les mains toutes les 30 minutes sur votre lieu de travail et d’utiliser du gel hydro alcoolique.

Je suis asthmatique, je prends mon traitement de fond régulièrement, mais en ce moment je fais des crises la nuit et quelquefois dans la journée. Est-ce risqué que j’aille travailler en hypermarché ?

Si votre asthme n’est pas totalement contrôlé en ce moment et compte-tenu de votre exposition au public, il est plus raisonnable de demander à votre médecin traitant un arrêt de travail et de rester confiné.

Je suis animatrice périscolaire, et j’ai travaillé dans plusieurs écoles jusqu’à vendredi soir. Je viens d’apprendre que la directrice d’une des écoles dans laquelle je travaille, et qui est également maîtresse, vient d’être contrôlée positive au Covid-19. Je suis en confinement total depuis les recommandations. Etant asthmatique, je suis très inquiète, même si pour l’instant je n’ai pas de symptômes particuliers. Que dois-je faire ?

Surtout restez en confinement, appliquez toutes les consignes d’éloignement, de lavage des mains et de désinfection vis à vis de vos proches, surveillez votre température, et en cas de doute ou d’apparition de symptômes, appelez votre médecin traitant ou le 15. Surtout, continuez de bien prendre régulièrement votre traitement pour l’asthme.

Je suis asthmatique et je travaille à la réception d’un hôtel qui va rester ouvert malgré le confinement. Est-ce dangereux pour ma sante de rester au travail ?

Si votre asthme est actuellement bien contrôlé (et que vous prenez régulièrement votre traitement) il n’y a pas de danger a priori si vous respectez bien toutes les mesures barrières.

Les purificateurs d’air sont-ils utiles pour lutter contre le Coronavirus ?

La transmission par voie respiratoire se fait par l’inhalation de gouttelettes expulsées par le malade, par exemple, quand il tousse ou éternue. Les coronavirus survivent quelques heures dans le milieu extérieur, sur des surfaces inertes sèches. En milieu aqueux, ces virus peuvent survivre plusieurs jours. La durée de survie est conditionnée par plusieurs paramètres comme le type de support, l’humidité résiduelle, la température, la quantité de liquide biologique et la concentration virale initiale. Concernant l’utilisation de systèmes d’épuration d’air, l’expérience a montré une absence d’efficacité clinique vis-à-vis de la diffusion de cas de bronchiolites, dues au virus respiratoire syncitial, dont le mode de transmission est similaire au coronavirus. En revanche, il est essentiel de bien aérer le domicile, matin et soir, afin de renouveler l’air ambiant. Enfin, ne fumez-pas à l’intérieur de la maison. Le tabac est un facteur de risque qui fragilise les bronches.

Les connaissances et recommandations évoluent rapidement. Tenez-vous régulièrement informés via des sources scientifiques et officielles vérifiées :                                                              

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 A vos agendas !

L’association Asthme & Allergies vous donne RDV Mardi 17 mars 2020
à l’occasion de la 14 ème Journée Française de l’Allergie.


Le 17 mars 2020 de 13:00 à 19:00
PARTICIPEZ AU TCHAT INTERACTIF
Les allergologues vous répondent en direct !

Rendez-vous sur le site de l’association Asthme & Allergies

Pour suivre également ce dialogue :      

  Sur Facebook : Association Asthme & Allergies

Sur twitter: @AsthmeAllergies

Voir le replay

L’allergie occasionne d’importants troubles du sommeil : perturbations respiratoires, crises d’asthme (1), éternuements et réveils nocturnes. 73,5% des adultes et 65,8% des enfants souffrant d’allergie ont un sommeil perturbé (2). Pour Marc Sapène, médecin-pneumologue et président de l’association Asthme & Allergies « dès lors qu’un individu dort mal et en l’absence de motifs évidents, une cause allergique doit être recherchée »… Essentiel en effet quand on sait qu’une personne souffrant de rhinite allergique connaîtra dix fois plus de micro-éveils fragmentant le sommeil profond, le seul à être véritablement réparateur. Les risques d’un mauvais sommeil sont connus. À court terme c’est la somnolence, l’irritabilité… à plus long terme un risque accru d’hypertension, d’AVC, d’infarctus. Voilà pourquoi le mardi 17 mars 2020, à l’occasion de la 14ème Journée Française de l’Allergie, l’association Asthme & Allergies et ses partenaires alertent sur l’impact largement sous-estimé de l’allergie sur le sommeil et apportent des conseils et des solutions aux Français.

QUELQUES CHIFFRES

  • 1 personne sur 3 née après 1980 est allergique
  • 73,5% des adultes et 65,8% des enfants souffrant d’allergie ont un sommeil perturbé (2).
  • Le risque de syndrome d’apnée du sommeil augmente de 44% en cas de rhinite allergique (3).
  • Près de 8 Français sur 10 sont interrompus dans leur sommeil chaque nuit (IPSOS)
  • Dès les premiers mois de la vie, il est possible d’établir un diagnostic allergique

Les partenaires de la Journée Française de l’Allergie

La Journée Française de l’Allergie est organisée à l’initiative de l’Association Asthme & Allergies, avec le soutien institutionnel du laboratoire ALK, du laboratoire Stallergenes Greer, de Thermo Fisher Scientific et en partenariat avec l’Association Nationale de Formation Continue en Allergologie (ANAFORCAL), la Société Française d’Allergologie (SFA), le Syndicat Français des Allergologues (SYFAL), l’Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL), le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) et la Fédération Française d’Allergologie (FFAL).

Sources

(1) Le grand livre des allergies – Wallaert 2014

(2) Étude Morphée conduite de novembre 2014 à mars 2015 auprès de 1750 patients souffrant d’allergie aux acariens (personnes déclarant avoir dû consulter un médecin à cause de troubles du sommeil)— “Poor sleep is highly associated with house dust mite allergic rhinitis in adults and children”— Damien Léger, Bénédicte Bonnefoy, Bernard Pigearias, Bertrand de la Giclais, Antoine Chartier

3. Braido F and al, Sleep apnea risk in subjects with asthma with or without comorbid rhinitis. Respir Care. 2014 Dec;59(12):1851-6. doi: 10.4187/respcare.03084. Epub 2014 Jun 10.


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 A vos agendas !

L’association Asthme & Allergies vous donne RDV Mardi 19 mars 2019
à l’occasion de la 13 ème Journée Française de l’Allergie consacrée à l’asthme allergique

19 mars 2019, des allergologues répondent à vos questions sur l’asthme et les allergies en direct

À l’occasion de la 13ème Journée Française de l’Allergie, l’association Asthme & Allergies organise un tchat exceptionnel de 13h00 à 19h00 qui permettra aux Français d’échanger en direct avec des spécialistes de l’allergie.

Rendez-vous sur le site de l’association (asthme-allergies.org) ou sur le site internet de Sciences et Avenir (sciencesetavenir.fr) qui relaie le tchat.

Pour suivre également ce dialogue :      

  Sur Facebook : Association Asthme & Allergies

Sur twitter: @AsthmeAllergies

Dans 50 à 80% des cas, l’asthme est d’origine allergique…
mais diagnostic et prise en charge adaptée sont à la traine !

19 mars 2019 – À l’occasion de la 13ème Journée Française de l’Allergie, l’association Asthme & Allergies et ses partenaires appellent à une mobilisation, pour agir mieux et plus vite face à l’asthme allergique. Dans 80% des cas chez l’enfant et 50% chez l’adulte, l’allergie est la cause principale de l’asthme. Plus de 4 millions de personnes sont touchées en France où la pathologie occasionne près de 1 000 décès chaque année (1). Si son origine allergique n’est pas recherchée et prise en charge parallèlement aux traitements médicamenteux, l’asthme peut entrainer une dégradation irréversible de la capacité respiratoire et handicaper le quotidien de millions de Français. Pourtant, une fois le diagnostic posé, des traitements efficaces, à commencer par l’éviction (2), les traitements symptomatiques, puis si besoin la désensibilisation, existent et permettent une amélioration très sensible de la qualité de vie des patients. C’est pourquoi l’association et ses partenaires appellent à développer les connaissances des Français sur une maladie qu’ils méconnaissent, comme en témoigne un sondage exclusif réalisé par l’IFOP pour la JFA 2019(3).

Sondage IFOP : une pathologie mal comprise et une prise de conscience qui tarde

L’asthme est une pathologie étroitement liée à l’allergie mais cette réalité échappe encore largement aux Français. Seulement 39% des personnes interrogées considèrent qu’elle peut être la cause principale de l’asthme chez l’enfant (4) (sondage IFOP pour la Journée Française de l’Allergie, Février 2019). Ce chiffre est en totale contradiction avec la réalité épidémiologique : chez l’enfant, 80% des asthmes sont dus à l’allergie, une proportion qui atteint ensuite 50% chez l’adulte (5).

45% seulement des asthmatiques interrogés ont conscience du lien étroit entre asthme et allergies, preuve que les connaissances en la matière demeurent fragmentaires pour toutes les catégories de la population… y compris pour les premiers concernés !

Les Français sont par ailleurs loin d’appréhender toute la gravité de l’asthme. Selon notre sondage, 11% seulement d’entre eux jugent que l’asthme peut avoir des conséquences très graves, voire mortelles, alors que cette maladie est responsable de 383 000 décès par an dans le monde et près de 1 000 décès en France. Le coût pour la collectivité est également lourd avec 230 000 journées d’hospitalisation par an (6).  

L’asthme : un impact sur la qualité de vie des patients
Plus du tiers (34%) des personnes se déclarant asthmatiques déclarent que
l’asthme a un impact fort sur leur qualité de vie au quotidien.

Diagnostic tardif et traitement potentiellement incomplets : des problèmes récurrents

Selon le Dr Marc Sapène, médecin pneumologue et président de l’association Asthme & Allergies, « l’origine allergique d’une majorité des asthmes est une réalité médicale méconnue, ce qui induit des problèmes de diagnostic importants puis des choix de traitements pas toujours optimaux. Sur un plan médical, il est impensable en 2019, qu’on ne recherche pas systématiquement l’origine allergique de l’asthme alors que des traitements adaptés permettent de prendre en charge l’allergie et d’améliorer durablement la qualité de vie des patients ». 

Dans les faits, 36% des jeunes directement touchés par l’asthme reconnaissent ainsi n’avoir jamais consulté de spécialiste pour établir de bilan allergologique de leur pathologie. C’est plus d’un million d’individus ! 

Cette situation fait écho au diagnostic tardif de l’allergie en France. Il faut attendre en moyenne 7 ans entre l’apparition des premiers symptômes allergiques et la consultation d’un allergologue. Pendant ces 7 années, une rhinite allergique a, par exemple, beaucoup de risques d’évoluer vers l’asthme. L’errance thérapeutique de l’asthme allergique s’explique aussi par une mauvaise estimation de l’âge à partir duquel l’origine allergique de l’asthme peut être décelée. Alors qu’il est possible d’établir un diagnostic de l’origine allergique de l’asthme dès 3 ans, voire avant : près de 7 Français sur 10 situent cet âge au-delà, voire très au-delà. 

En cas de symptômes d’asthme même chez le très jeune enfant, il est essentiel d’effectuer un bilan allergique afin d’identifier les allergènes qui en sont possiblement à l’origine. L’éviction peut être réalisée rapidement, une désensibilisation peut éventuellement être envisagée à partir de 5 ans.

À l’heure où l’OMS estime que 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique en 2050, il est désormais urgent d’agir mieux et plus vite face à l’asthme allergique. 

Références 

  1.  : au niveau mondial, les chiffres sont supérieurs à 1000 morts par jour. 
  2.  : l’éviction consiste à éviter le contact entre la personne allergique et le (ou les) allergène(s) qui sont à l’origine de l’allergie : une démarche de bon sens qui, le plus souvent, ne génère aucun coût. : 
  3. Etude réalisée du 7 février au 13 février 2019 par l’IFOP pour l’Association Asthme & Allergies auprès de la population française (1 000 répondants âgés de 18 ans et plus), complété par un échantillon de 300 personnes se déclarant asthmatiques, via un questionnaire auto-administré en ligne. La représentativité de l’échantillon principal a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.
  4.  : cause principale de l’asthme chez l’enfant de 5 à 13 ans
  5. Blaiss MS. “Rhinitis-asthma connection: epidemiologic and pathophysiologic basis”. Allergy Asthma Proc, 26, p.35-40, 2005. 
  6. : Santé Publique France, 2017

Asthme & Allergies vous propose dans le cadre de la Journée Française de l’allergie les interviews de :

– Marc Sapène, médecin pneumologue et président de l’association Asthme & Allergies
– Patrick Rufin, médecin allergologue 
– Yohann, 17 ans, asthmatique et allergique

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